Le ministre britannique des Transports, Patrick McLoughlin, a demandé mardi l'ouverture d'une enquête à la Commission européenne après les révélations sur le trucage aux tests anti-pollution mis en place sur onze millions de voiture par Volkswagen.
L'ONU a estimé mardi "extrêmement troublant" le scandale des moteurs diesel du groupe Volkswagen et a souhaité que l'entreprise allemande "coopère pleinement" à l'enquête.
Alors que le scandale Volkswagen s'étendait, des constructeurs automobiles européens ont tenté d'éviter l'amalgame mardi en se disant favorables à une enquête sur les contrôles antipollution au niveau européen, à un moment délicat pour la motorisation diesel.
Le scandale Volkswagen n'est pas près de s'éteindre aux Etats-Unis: le groupe allemand va devoir lutter pour conserver ses parts de marché dans le pays tout en étant sous la menace d'actions judiciaires en cascade des autorités et de plaignants.
Total en Birmanie, Vinci au Qatar, l'optimisation fiscale... et maintenant les diesels de Volkswagen: en matière de droits de l'homme comme d'environnement, les ONG jouent un rôle croissant d'avertissement sur les pratiques des multinationales.
Le patron de Volkswagen, Martin Winterkorn, s'est dit mardi "infiniment désolé" pour la "faute" commise par le groupe, qui a équipé 11 millions de voitures diesel d'un logiciel pour déjouer les contrôles sur les émissions polluantes.
Le ministre allemand des Transports a affirmé mardi qu'il n'avait "aucune indication" que d'autres constructeurs que Volkswagen aient truqué leurs moteurs, après l'aveu par le géant allemand qu'environ 11 millions de ses voitures étaient équipées de logiciels fraudeurs.
La ministre française de l'Ecologie, Ségolène Royal, a annoncé mardi le lancement d'une enquête "approfondie", après les révélations sur la tricherie du constructeur allemand Volkswagen concernant les émissions polluantes de ses voitures diesel.
L'affaire des Volkswagen manipulées touche en plein coeur une Allemagne fière de son industrie et de son respect de l'environnement, qui s'inquiétait déjà mardi du discrédit jeté sur le "made in Germany".
Le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a assuré mardi ne pas être "si inquiet que ça" des répercussions du scandale Volkswagen sur l'ensemble de l'industrie automobile.