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Ventes VN Russie: +1,8% en mars 2019

Constructeurs

Les ventes de voitures en Russie ont renoué avec une timide croissance en mars, enregistrant une hausse de 1,8% après avoir subi en février leur premier recul en deux ans, selon les chiffres publiés jeudi par les industriels du secteur.

D'après l'Association of European Businesses (AEB), les ventes de véhicules neufs légers et utilitaires se sont élevées le mois dernier à 160.180 unités en Russie.

Ce résultat "suggère que le marché cherche toujours une direction ferme cette année", a commenté le directeur du comité automobile de l'AEB, Joerg Schreiber, cité dans un communiqué.

"Les ventes cumulées au premier trimestre sont presque identiques à celles de l'année dernière, grâce à un effort beaucoup plus important des acteurs du marché, car la demande des consommateurs est encore à la traîne par rapport à la dynamique d'il y a un an", a-t-il ajouté.

"Les subventions gouvernementales accordées aux véhicules moins chers à compter du mois de mars ont évidemment aussi contribué à améliorer la situation globale du marché ce mois-ci", a ajouté M. Schreiber, cité dans un communiqué.

Le constructeur russe Lada (Avtovaz), qui fait partie de l'Alliance Renault-Nissan, occupe encore une fois la première place du podium avec 33.821 véhicules vendus le mois dernier, en hausse de 10% sur un an.

Les ventes au mois de février avaient plongé à -3,6%, la première baisse enregistrée en deux ans, expliquée en partie par la hausse de la TVA de 18 à 20% au 1er janvier.

Après une hausse de 12,8% en 2018, les constructeurs prévoient une hausse de 3,6% du marché russe en 2019 à 1,87 million de véhicules, bien loin du record de 2012 à près de trois millions.

Le marché automobile russe, dans lequel les grands constructeurs mondiaux avaient massivement investi en période de croissance, a diminué de plus de moitié entre 2012 et 2016.

Son rebond en 2017 a coïncidé avec la reprise de la croissance de l'économie russe après deux ans de récession mais il reste loin des chiffres de 2012, quand il était le second marché européen derrière l'Allemagne.

apo/gmo/nas

© 2019AFP