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Pollution à Singapour à quelques jours du Grand Prix de F1 (+vidéo)

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La pollution de l'air due aux incendies de forêts en Indonésie a atteint samedi, pour la première fois en trois ans, des niveaux néfastes pour la santé à Singapour, a reconnu le gouvernement indonésien, une semaine avant le Grand Prix de la cité-Etat.

"Il y a eu une détérioration de la situation (concernant) le nuage de fumée à Singapour cet après-midi", a annoncé l'Agence nationale de l'environnement (NEA) dans un communiqué.

Cette détérioration est "due à une confluence de vents au-dessus de la région voisine qui a augmenté l'afflux de fumée en provenance de Sumatra vers Singapour", a expliqué l'organisme, faisant référence à l'une des îles indonésiennes où les incendies font rage.

Selon la NEA, l'indice de pollution (PSI) s'est aggravé à 112 dans plusieurs endroits de l'île samedi matin.

Un indice compris entre 101-200 est considéré comme néfaste pour la santé, les autorités déconseillant alors aux habitants de se livrer à des activités prolongées à l'extérieur.

Singapour pourrait continuer à subir la fumée due aux incendies au cours des prochains jours, a prévenu l'agence.

La ville de 5,6 millions d'habitants étouffe sous ce nuage opaque, mais les activités quotidiennes n'ont pas connu d'interruptions importantes.

Le Grand Prix de Singapour est prévu de vendredi à dimanche sur un circuit urbain dans le quartier de Marina Bay.

Les organisateurs de la course, Singapore GP, ont indiqué qu'au cas où "le nuage (de fumée) cause des problèmes de visibilité, de santé publique ou opérationnels", ils "travailleront étroitement avec les agences compétentes avant de prendre la moindre décision concernant l'évènement".

En Malaisie voisine, également affectée par la fumée, la qualité de l'air s'est dégradée y compris dans la capitale Kuala Lumpur, ce qui a provoqué une querelle diplomatique avec Jakarta.

En 2015, l'indice de pollution avait atteint le seuil critique de plus de 300 à Singapour, entraînant la fermeture des écoles. Cette année là, les feux de forêts avaient généré un nuage de pollution qui avait plané pendant des semaines sur une grande partie de l'Asie du sud-est.

© 2019AFP