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Hidalgo: le futur de l'autopartage à Paris

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"La délégation de service public" pour le dispositif de voitures électriques en autopartage à Paris "n'est plus à l'ordre du jour", a expliqué mercredi la maire de Paris Anne Hidalgo dans un entretien au Journal de l'automobile, se disant plutôt pour "le principe d'une plateforme de régulation".

Mme Hidalgo avait réuni lundi après-midi des constructeurs automobiles pour discuter d'alternatives au service d'autopartage Autolib', en grave déficit et dont le concessionnaire est le groupe Bolloré. L'exécutif parisien est en froid avec le groupe Bolloré depuis que celui-ci lui a demandé, ainsi qu'aux autres collectivités utilisatrices du service, d'éponger la majorité de la dette d'Autolib' - 293,6 millions d'euros d'ici à la fin de la concession avec la mairie, en 2023.

Interrogée sur la réunion avec les constructeurs automobiles, Mme Hidalgo indique qu'il a été "convenu de trouver un système où (...) chacun a l'intelligence de sa solution avec ses clients, ses données et son modèle, mais le tout doit être compatible dans une plateforme qui permet une régulation de l'ensemble".

"Nous avons conclu la réunion en demandant à chacun de faire l'état de ce qu'il peut proposer mais aussi de ce que cela signifie, d'un point de vue des modifications de la ville, en terme d'infrastructure, de place de parking, de borne de recharge... Nous allons poursuivre avec des rendez-vous bilatéraux avec chacun de ces opérateurs",

"En tout cas, la délégation de service public n'est plus à l'ordre du jour. Nous sommes plutôt sur le principe d'une plateforme de régulation", assure-t-elle.

Lundi soir, la mairie de Paris avait précisé que plusieurs constructeurs, loueurs et startups du secteur automobile avaient participé à la réunion à l'hôtel de ville, comme "Renault, PSA, BMW, Volkswagen, Daimler, Drivy, Ubeeqo, Zipcar, Citiz, Communauto, Car2Go, Vulog, Zencarz, Sixt, Hertz et Clem'".

"Ils ont présenté à la municipalité la diversité de leurs services et souligné leur enthousiasme à l'idée de travailler dans l'agglomération parisienne. (...) ces professionnels estiment qu'il est possible de déployer dans les prochaines années jusqu'à +20.000 véhicules en autopartage intra-muros et en petite couronne+, qui +permettraient d'éviter au moins 120.000 véhicules personnels+", selon un communiqué de la mairie.

"Ces initiatives seraient portées par les acteurs privés, sans fonds publics. La collectivité jouerait son rôle de régulation, par exemple en élaborant une charte de bonnes pratiques qui veillerait notamment au respect du partage de l'espace public et s'imposerait aux entreprises", ajoute le communiqué.

caz/sl/az

© 2018AFP