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Fonderie du Poitou: audience reportée au 24 avril

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Le tribunal de commerce de Poitiers a reporté mardi au 24 avril sa décision sur une éventuelle reprise du sous-traitant automobile Fonderie du Poitou Fonte (FPF), basé à Ingrandes-sur-Vienne (Vienne), a-t-on appris de source syndicale.

C'est la troisième fois que le tribunal de commerce reporte sa décision et celui de Lyon risque de faire la même chose mercredi au sujet de l'usine mitoyenne de Saint-Jean Industries Alu, également en redressement judiciaire.

Les deux unités voisines, qui emploient près de 900 personnes, faisait initialement l'objet de trois offres de reprise conjointes, dont celle du géant britannique Liberty House.

Mais Liberty House est "désormais seul en lice" et c'est sur sa demande que le tribunal a reporté sa décision, a assuré à l'AFP Tony Cleppe, délégué CGT pour l'usine FPF, victime principalement de la chute du diesel.

Ce nouveau report "n'est pas rassurant pour les salariés", qui "attendent le dénouement de cette procédure le plus rapidement possible", a déploré la CGT dans un communiqué.

Il reste "deux points bloquants" avec Renault, principal donneur d'ordre, a expliqué Tony Cleppe. "Le premier point bloquant entre Renault et Liberty, c'est la gestion de l'amiante. Avant 1996, quand Renault était encore propriétaire de l'usine, les salariés ont été exposés à l'amiante. Mais aujourd'hui, Liberty ne veut pas, en reprenant l'usine, hériter de la gestion de ce contentieux avec les salariés", a précisé le syndicaliste.

La semaine dernière, la Cour de cassation a ouvert la voie à l'indemnisation du préjudice d'anxiété pour tous les travailleurs exposés à l'amiante, sous certaines conditions qui laissent présager des débats complexes devant les tribunaux.

L'autre point d'achoppement entre Renault et Liberty House, c'est "le volume des commandes pour l'exercice 2021" : Liberty estime qu'il "n'a pas suffisamment de garanties sur ce point", a résumé le délégué CGT.

Une première offre avait été déposée en janvier par Liberty House, filiale du groupe GFG Alliance, pour la reprise de St-Jean-Industries Alu, seule usine en redressement à l'époque.

Entretemps, l'usine partenaire FPF a été à son tour placée en redressement en février. A la lumière de cette nouvelle configuration, Liberty a manifesté son intérêt pour la reprise des deux usines.

rhl/pjl/asm

© 2019AFP