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Ferrari : CA+13%, bénéfice +21% au T1

Constructeurs

Le fabricant de voitures de luxe Ferrari a démarré 2019 sur les chapeaux de roue, avec un bond tant de son bénéfice net que de ses ventes, grâce en particulier à son nouveau bolide Portofino.

Les résultats, publiés mardi, ont été très supérieurs à ce qu'attendaient les analystes.

Conséquence: le titre s'est envolé à la Bourse de Milan. Il a fini sur une hausse de 3,89% à 123 euros, après avoir gagné un temps plus de 5%.

"Nous avons connu un trimestre très fort, ce qui nous met dans une très bonne position pour atteindre nos objectifs annuels", s'est félicité le patron de Ferrari, Louis Camilleri, lors d'une conférence avec les analystes.

Le bénéfice net a augmenté de 20,8%, à 180 millions d'euros, alors que les analystes tablaient sur 158 millions, selon le consensus du fournisseur d'informations financières Factset Estimates.

Le chiffre d'affaires a progressé de 13,1%, à 940 millions d'euros, un résultat bien meilleur qu'attendu (869 millions).

 

Volumes record

La hausse a été portée par le bond de 22,7% du nombre de voitures livrées (2.610 unités), grâce au succès de la Portofino, le nouveau modèle "d'entrée de gamme" de Ferrari (196.00 euros tout de même). M. Camilleri a évoqué "un trimestre record en termes de volumes".

Ces volumes ont compensé la baisse moyenne du prix de vente lié au succès de la Portofino et au recul des ventes de moteurs (-23,4%) au groupe Maserati, en perte de vitesse.

A ce sujet, M. Camilleri a indiqué que le contrat avec Maserati ne serait pas renouvelé, "une bonne chose à la fois pour les marges et pour pouvoir transférer la main d'oeuvre vers les voitures". La fin des livraisons est attendue en 2021-22, a-t-il précisé.

L'Europe-Moyen-Orient-Afrique reste le principal marché de Ferrari, avec 1.209 véhicules livrés (+9,6%), suivi de l'Amérique (720 bolides, +26,5%).

Les livraisons ont explosé dans la région Chine-Hong Kong-Taïwan (+79,2%, à 328 bolides), conséquence de la décision d'accélérer les livraisons avant l'entrée en vigueur anticipée des nouvelles normes sur les émissions de CO2.

"La Chine est une grande opportunité pour notre croissance. Mais cela prendra un peu de temps. Avec l'arrivée de nos modèles hybrides et de (notre SUV) Pure Sangue, nous serons dans une meilleure position pour exploiter les opportunités", a noté M. Camilleri.

Autre bonne nouvelle pour le groupe, sa dette industrielle a diminué de moitié (-48,4%) depuis décembre, à 192 millions d'euros.

Ces résultats ont positivement surpris. Fin janvier, M. Camilleri avait en effet souligné que la première partie de 2019 serait plus difficile: "Ferrari n'est pas immunisé contre ce qui se passe dans le monde, même s'il a une résilience importante".

 

Objectifs confirmés

Fort de ces bons chiffres, Ferrari a donc confirmé tous ses objectifs pour 2019. Il prévoit un chiffre d'affaires supérieur à 3,5 milliards d'euros (+3% par rapport à 2018) et un bénéfice brut d'exploitation (Ebitda) ajusté entre 1,2 et 1,25 milliard (+10%).

M. Camilleri a précisé que malgré le très bon trimestre, Ferrari n'avait pas augmenté ses prévisions en raison de l'incertitude au niveau mondial (tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, Brexit....), mais a souligné qu'il était "confiant" pour le bon déroulé de 2019.

Dans le cadre de son plan stratégique 2018-2022, Ferrari entend mettre un coup d'accélérateur sur l'hybride, tout en misant sur des séries spéciales, dont un nouveau concept baptisé "Icona" (Icône), pour doper ses bénéfices d'ici à 2022. Deux modèles, Monza SP1 et SP2, vendus à partir de 1,5 million d'euros, commenceront à être livrés au quatrième trimestre.

En 2019, Ferrari doit présenter cinq nouveaux modèles. Le premier était le F8 Tributo, qui rencontre une "forte" demande, et le deuxième, présenté fin mai à Maranello, sera "une magnifique hybride avec la performance d'une +supercar+".

Seule ombre au tableau: la Formule 1. "Les premières courses n'ont clairement pas répondu à nos attentes", a reconnu M. Camilleri. "Mais nous restons confiants concernant le fait que nous avons toutes les ressources nécessaires pour être un concurrent crédible pour le championnat", car "nous avons une voiture rapide", "deux grands pilotes et une super équipe".

cco/fcc/mra

© 2019AFP