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Bridgestone: la ministre de l'Industrie rassure l'intersyndicale sur le plan de sauvetage

Equipementiers

La ministre de l'Industrie a participé vendredi à une réunion sur l'avenir de l'usine de pneumatiques Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais), précisant le scénario alternatif à sa fermeture, que les syndicats, en partie rassurés, espèrent maintenant voir Bridgestone valider, a expliqué l'avocat de l'intersyndicale.

Selon le ministère de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher a participé vendredi après-midi à Béthune à une réunion de travail avec les représentants des salariés de Bridgestone.

En début de semaine, l'intersyndicale avait interpellé le gouvernement, réclamant une réunion "sans délai" avec la direction européenne du groupe pour qu'elle se positionne sur le scénario de sauvetage proposé par Bercy et des informations sur les financements publics envisagés.

Vendredi, "Accenture (le cabinet mandaté par le gouvernement, ndlr) nous a précisé son scénario et confirmé qu'un plan de continuation de l'activité était envisageable avec le maintien de 525 à 555 emplois" sur les 863 que compte le site, a indiqué l'intersyndicale dans un communiqué à l'issue de cette réunion de travail.

Accenture chiffre les investissements nécessaires entre 97 et 125 millions d'euros, une somme qui serait apportée pour moitié par l'Etat. Elle permettrait d'équiper l'usine afin d'y produire à l'horizon 2025 1,3 millions de pneus par an, de qualité supérieure à ceux de petit calibre actuellement manufacturés à Béthune.

"Nous demandions à l'Etat si oui ou non il était partie prenante dans ce dossier et la réponse est oui", s'est réjoui l'avocat de l'intersyndicale, Me Stéphane Ducrocq.

"Maintenant, tout y est, il ne nous manque plus que la position de Bridgestone", a-t-il souligné.

"La ministre nous a assurés de la tenue d'une réunion entre elle et l'intersyndicale la semaine prochaine, à laquelle participeraient également les dirigeants de Bridgesone Europe afin de connaître leur position définitive", rapporte l'intersyndicale. Cette réunion pourrait se tenir le 12 novembre.

Alors qu'Accenture a aussi évoqué de possibles gains de productivité qui seraient obtenus par l'allongement du temps de travail, l'intersyndicale rappelle dans son communiqué qu'"il y a une ligne rouge à ne pas franchir" concernant le temps de travail et la rémunération.

L'annonce mi-septembre de la volonté du géant japonais du pneumatiques de fermer son usine de Béthune courant 2021 avait suscité un branle-bas de combat politique, le gouvernement s'engageant à "contre-expertiser" le scénario ayant conduit à ce projet.

© 2020AFP