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Autolib' : Valérie Pécresse demande de la "transparence"

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Valérie Pécresse, présidente LR de la Région Ile-de-France, a demandé mardi à connaître les "raisons exactes" de la résiliation du contrat de voitures électriques Autolib', qui devrait être actée jeudi, réclamant comme d'autres élus de la "transparence" à la Ville de Paris.

"Fin d'Autolib. La Région, qui a financé 80 stations, demande à connaître les raisons exactes de la résiliation du contrat et les conséquences de celle-ci en matière de services d'auto-partage", a tweeté la présidente de Région.

"Nous demandons à la Ville de Paris de la transparence et de la concertation!", a-t-elle encore écrit.

Le Syndicat Autolib' Métropole a annoncé la semaine dernière qu'il proposerait jeudi aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour ce dispositif de voitures électriques en autopartage.

La Ville de Paris détenant 55% des voix, cette résiliation a toutes les chances d'être effective.

Syndicat mixte et groupe Bolloré se renvoient depuis des jours, par presse interposée, la responsabilité du déficit dont souffre le service démarré en 2011, pouvant aller jusqu'à 300 millions d'euros mais dont le montant est lui aussi sujet à désaccords.

L'élu régional et parisien Yann Wehrling (Modem), qui siège au syndicat mixte pour la Région, a indiqué qu'il ne prendrait pas part au vote. "Nous n'en avons jamais discuté au sein de l'instance", a-t-il dénoncé auprès de l'AFP, "tout s'est décidé dans le bureau d'Anne Hidalgo", la maire PS de Paris.

L'élu a par ailleurs manifesté "une vive inquiétude sur la facture finale", sur laquelle règne "l'incertitude".

Selon le groupe Bolloré, cette résiliation coûterait 300 millions d'euros aux collectivités alors qu'elle serait pour la présidente du syndicat Autolib' Métropole, Catherine Baratti-Elbaz, de "plusieurs dizaines de millions d'euros".

Le groupe LR parisien s'est par ailleurs inquiété mardi de l'avenir des 254 salariés d'Autolib', chiffrant entre 15 et 20 millions d'euros le coût d'éventuelles indemnités de licendiement. La mairie de Paris "doit très vite clarifier l'avenir" du personnel, selon un communiqué.

Rachida Dati, maire LR du VIIe arrondissement, a pointé sur Europe 1 les "incohérences" de la municipalité. Le député parisien (Agir) Pierre-Yves Bournazel a estimé dans un communiqué qu'après le service de vélos Vélib', "c'est un nouveau service de mobilité durable innovant et apprécié des Parisiens qui est en péril du fait d'une mauvaise méthode de gestion".

ff-sac/chr/tes

© 2018AFP