« C'est pour la voiture ou pour moi ? » Du cabriolet de James Dean aux clips de rap où la berline allemande tient lieu d'attribut viril, en passant par les publicités associant depuis un demi-siècle belle mécanique et conquête amoureuse, la voiture a longtemps été, dans l'imaginaire collectif, l'accessoire de séduction masculine par excellence. Mais à l'heure où le prix et l'empreinte carbone de l'automobile en font un objet de plus en plus contesté, où les jeunes urbains passent leur permis de plus en plus tard et où les codes de la séduction se jouent désormais autant sur les applications de rencontre que sur le parking de l’université, la belle voiture a-t-elle encore le pouvoir de faire chavirer les cœurs ? A l’occasion du Mondial de l’Automobile, l'institut Selvitys a interrogé, pour XLoveCam, un échantillon national représentatif de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus sur la place de la voiture dans le jeu de la séduction, sur l'image de 22 marques automobiles (hors sportives et voitures de luxe) mais aussi sur le pouvoir d'attraction d'une douzaine d'objets ou de biens matériels, du parfum au bateau en passant par le smartphone ou la montre. Les résultats dessinent le portrait d'une société où la voiture a perdu une large part de son aura séductrice et statutaire, mais où survivent, notamment chez les hommes et dans le haut de la hiérarchie des marques, les vieux ressorts de la « consommation ostentatoire » chers à Thorstein Veblen.