Son chiffre d'affaires annuel s'est également inscrit en baisse, de 4,4%, par rapport à 2024, pour s'établir à 26 milliards d'euros, en raison d'un marché du pneu pour véhicules neufs en repli dans tous les secteurs, a annoncé le groupe mercredi dans un communiqué.
"En 2025, plusieurs marchés de Michelin ont été fortement affectés par une concurrence exacerbée, par de nouvelles politiques douanières particulièrement instables et par un environnement réglementaire pénalisant, ce qui a pesé sur nos volumes", a souligné le président du groupe Florent Menegaux, cité dans le communiqué.
Les volumes de pneus vendus ont baissé de 4,7%, une diminution qui s'explique pour "plus de 80%" par le repli du marché de "la première monte (pneus pour véhicules neufs) et plus particulièrement les activités poids lourds et agricole en Amérique du Nord", rapporte le manufacturier.
Dans ce contexte, "le faible chargement des usines" a "fortement pénalisé" sa rentabilité opérationnelle, explique Michelin.
En 2025, la hausse des droits de douanes aux Etats-Unis, où le groupe réalise environ un tiers de son chiffre d'affaires, a pesé environ 230 millions d'euros dans les coûts de l'entreprise clermontoise. Celle-ci anticipe une charge supplémentaire de 120 millions d'euros en 2026.
"Au troisième trimestre, on avait cherché à répercuter ces surcoûts. Le marché ne l'avait pas accepté. On a dû pédaler en retrait pour réajuster notre compétitivité", a rappelé le directeur financier Yves Chapot, lors de la présentation des résultats à la presse.
Début avril 2025, les importations aux Etats-Unis de voitures et de pièces détachées automobiles ont subi une taxe supplémentaires de 25%, ramenée à 15% à la fin de l'été.
Les variations des taux de change ont elles coûté 200 millions d'euros au groupe en 2025, dont "presque la moitié" à cause de la baisse du dollar face à la monnaie unique, selon le directeur financier.
Malgré cette nouvelle année compliquée, Michelin proposera de verser à ses actionnaires 1,38 euro de dividende par action , comme en 2025.
En 2026, "les marchés pneumatiques sont anticipés stables", "indépendamment de l'instabilité des règles du commerce international", a estimé le groupe.
Fort d'un flux de trésorerie meilleur que prévu, à 2,1 milliards d'euros, Michelin va par ailleurs lancer un nouveau programme de rachat d'actions de 2 milliards d'euros sur la période 2026-2028, ce qui envoie "un message de confiance dans l'avenir", a souligné M. Chapot.
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