"L'Europe doit être capable de défendre ses intérêts stratégiques et de soutenir activement" sa propre base de production, et "la préférence européenne est un outil nécessaire pour contribuer à cet objectif", a-t-elle expliqué, dans un courrier adressé aux dirigeants des 27.
Le soutien à l'économie européenne et à la production "Made in Europe" sera au coeur d'un sommet des dirigeants de l'UE sur la compétitivité jeudi en Belgique.
La Commission européenne a préparé un projet de loi qui vise à instaurer la préférence européenne dans certains secteurs dont l'industrie automobile, mais sa présentation, désormais attendue le 25 février, a été repoussée à deux reprises ces derniers mois, en raison de dissensions entre les Etats membres.
Cette notion est défendue avec vigueur par la France, notamment pour protéger sa filière nationale des batteries pour voitures électriques, mais elle est combattue à l'inverse par d'autres Etats comme l'Allemagne, qui redoutent d'alourdir les coûts d'approvisionnement de leurs constructeurs automobiles et autres fabricants industriels.
"Nous devons établir, une fois pour toutes, une véritable préférence européenne dans nos secteurs les plus stratégiques", a plaidé Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission chargé de ce dossier, dans une tribune cosignée par plus d'un millier de dirigeants d'entreprises début février.