L'ensemble des syndicats représentatifs (CFE-CGC, CGT, FO et CFDT) réunis en intersyndicale jugent l'enveloppe totale prévue par la direction pour augmenter les salaires trop faible.
Cette dernière a proposé entre 1,8 et 2% d'augmentation, d'après les syndicats. "Ca ne couvre même pas l'inflation, a déploré Pascal Phan, coordinateur de la CFE-CGC, donc la direction dit clairement aux salariés qu'ils vont perdre du pouvoir d'achat".
"Un débrayage généralisé comme celui-ci, c'est une première chez Valeo, l'idée est de montrer notre mécontentement", a rapporté Bertrand Bellanger, coordinateur FO. En 2020, son syndicat et la CFE-CGC avaient signé un accord de compétitivité impliquant un gel des salaires pendant deux ans en échange de l'engagement de la direction de ne procéder à un aucun plan social.
"A FO, on a dit qu'on commencerait à négocier à +2,8% (soit l'équivalent de l'inflation) mais nous demandons +3,5%", a indiqué Bertrand Bellanger.
"On sort d'une période d'austérité alors maintenant il faut que la société fasse des efforts car les résultats ne sont pas si mauvais que ça", a insisté Pascal Phan.
Le dixième équipementier mondial, qui emploie 110.000 salariés dans le monde dont 15.000 en France, a enregistré un chiffre d'affaires de 17,3 milliards d'euros en 2021, en hausse de 5% par rapport à la très difficile année 2020.
"On a attiré l'attention de la direction le 3 décembre et le 1er février en comité de groupe sur les attentes des salariés pour 2022 et là, on est loin du compte", a déploré Philippe Wattebled de la CFDT.
"Les négociations viennent tout juste de démarrer", a répondu la direction, pour qui rien n'est arrêté. "Le but est de trouver un accord", a ajouté un porte-parole de l'entreprise.
La direction a proposé une réunion à l'ensemble des organisations syndicales dès lundi après avoir reçu les préavis annonçant les débrayages.
Valeo produit des systèmes d'aide à la conduite (Adas), de propulsion, de refroidissement ou encore d'éclairage.
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