Cette subvention, qui reste soumise à l'approbation de la Commission européenne, s'inscrit dans le cadre du plan France Relance du gouvernement, destiné à réindustrialiser le territoire et à favoriser l'innovation.
"Investir dans notre industrie c'est retrouver notre souveraineté, c'est être moins dépendant", a déclaré M. Castex lors d'un discours sur le site de l'usine.
"Voyez ce qui se passe en ce moment où un pays décide unilatéralement d'agresser une démocratie", a-t-il développé en référence à la guerre en Ukraine. "Évidemment, on prend des sanctions. Celles-ci montrent la dépendance dans laquelle on se trouve (...) surtout sur les segments industriels."
Les syndicats ont été informés de cet investissement lors d'un CSE mercredi soir.
Sans cette subvention, le site était menacé de fermeture "d'ici quatre ou cinq ans" en raison de "la concurrence en Europe de l'Est", a affirmé à l'AFP le président d'Amiens Métropole, Alain Gest (LR), présent sur place.
Cette subvention s'inscrit dans le cadre du plan France Relance du gouvernement, destiné à réindustrialiser le territoire et à favoriser l'innovation.
"Investir dans notre industrie c'est retrouver notre souveraineté, c'est être moins dépendant", a déclaré M. Castex lors d'un discours dans l'usine, soulignant que la guerre en Ukraine avait encore illustré "la dépendance dans laquelle on se trouve (...) surtout sur les segments industriels".
Selon Bercy, la subvention "va servir à mettre l'usine aux standards afin qu'elle puisse produire des pneus à plus haute valeur ajoutée".
Son versement reste soumis à l'approbation de la Commission européenne, attendue d'ici fin avril.
Le principe d'un prêt à taux bonifié accordé à Goodyear a aussi été acté, mais son "montant n'est pas fixé", a ajouté le ministère de l'Economie.
Au total 148 millions d'euros seront injectés sur cinq ans dans un plan de modernisation de l'usine, s'est félicité dans un communiqué le groupe basé à Akron, qui dit travailler "depuis plus d'un an" sur ce projet avec les pouvoir publics.
Ce plan permettra de "préserver l'emploi pendant au moins les dix prochaines années" à Amiens, grâce à "une production plus durable et innovante de pneumatiques premium à haute valeur ajoutée", a insisté Goodyear.
Sans la subvention de l'Etat, le site était menacé de fermeture "d'ici quatre ou cinq ans" en raison de "la concurrence en Europe de l'Est", a affirmé à l'AFP le président d'Amiens Métropole, Alain Gest (LR), présent sur place.
Le secrétaire du CSE, Laurent Douillet (Unsa), s'est félicité auprès de l'AFP d'une "très bonne nouvelle", relevant que la montée en gamme allait permettre de "dégager plus de bénéfices".
Un tel investissement, "ça ne se voit pas beaucoup en ce moment dans les usines", s'est également réjoui Christophe Giffard, du syndicat FO.
"Je suis content, comme tout le monde", a aussi réagi pour l'AFP le député LFI de la Somme, François Ruffin, présent sur le site, pointant toutefois un "cadeau façon père Noël à la veille de la présidentielle".
En janvier 2014, un autre site Goodyear de la ville, l'usine d'Amiens-Nord, spécialisée dans la fabrication de pneus agricoles, avait fermé ses portes, après un bras de fer de plus de six ans entre personnel et direction, entraînant le licenciement de 1.143 personnes.
Le groupe américain avait été condamné en mai 2020 pour licenciement abusif par le conseil des prud'hommes, qui avait estimé que les seules difficultés économiques de la filiale française ne suffisaient pas pour justifier le motif économique.
Goodyear avait dû verser une indemnité au moins équivalente à six derniers mois de salaire brut à près de 800 salariés qui l'avaient attaqué.
Goodyear fabrique des pneumatiques dans 57 usines réparties dans 23 pays et emploie plus de 72.000 personnes.
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