"Je me félicite que l'assemblée générale ait rejeté à 40% cette résolution qui visait à déroger à une loi selon une philosophie qu'on ne partageait pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Rome.
"C'est une bonne nouvelle cohérente avec notre volonté de défendre un capitalisme de long terme qui favorise les actionnaires qui sont durablement installés et qui accompagnent les entreprises dans les transitions", a-t-il ajouté.
"C'est une nouvelle importante pour l'Etat qui est un acteur à long terme dans le capital de Renault depuis 1945, dont il détenait encore 40% à la fin des années 90, l'a accompagné pendant la crise", a souligné le ministre.
Quant à la part additionnelle d'actions achetées par l'Etat pour "s'assurer une minorité de blocage" au cours de ce vote de l'assemblée générale des actionnaires de Renault, M. Macron a confirmé qu'elles seraient "revendues".
"Mais l'Etat n'ira pas en-dessous du niveau de participation qu'il avait il y a quelques semaines. Notre volonté, c'est de garder la même participation, mais de voir reconnu le droit de vote double", a expliqué le ministre.
M. Macron était jeudi à Rome dans le cadre d'une tournée européenne en vue de "partager les expériences de réforme en France et en Italie". Il a rencontré le ministre italien de l'Economie, Pier Carlo Padoan, et celle du Développement économique, Federica Guidi.
Il a aussi tenu une conférence à la prestigieuse université privée LUISS, où il a exposé ses propositions en vue d'un "New Deal européen" à base de réformes et d'une "politique d'investissement volontariste".
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