C2FT : des salariés de l'équipementier retiennent 2 dirigeants

Une trentaine de salariés de l'équipementier automobile C2FT d'Andrézieux-Bouthéon (Loire), en cessation de paiement, retenait mardi deux dirigeants de la maison-mère SIFCOR pour réclamer de meilleures conditions du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE), a constaté un journaliste de l'AFP.

Depuis 11H30 Jean-Louis Deguy, président de la Société Industrielle et Financière de Courcelles (SIFCOR) basée à Nogent (Haute-Marne), et Marc Sabourin, secrétaire général, étaient retenus par les salariés qui ont bloqué les accès du site.

Ils entendent convaincre la direction de participer au plan de sauvegarde de l'emploi à hauteur de 500.000 euros, alors que sa proposition n'excède pas 80.000 euros.

Les salariés réclament en outre une prise en charge des frais d'installation pour les salariés susceptibles d'être reclassés dans une filiale du groupe dans l'Allier ou la Haute-Marne.

Confronté à l'arrêt d'activité pour son principal client, le constructeur automobile Audi qui lui imposait une baisse de tarif de 30%, la direction de C2FT avait eu recours massivement au chômage partiel avant de se déclarer début mars en cessation de paiement. Le tribunal de commerce de Saint-Etienne l'avait alors placée en redressement judiciaire.

Un seul repreneur s'est manifesté, mais son plan de reprise prévoit de ne conserver que 70 des 125 salariés. Le tribunal de commerce tranchera le 17 juin.

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