Toyota avait annoncé le 28 avril son intention de vendre, hors marché, uniquement au Japon, des nouveaux titres non cotés destinés à être conservés au moins 5 ans par leurs acquéreurs.
Le géant nippon avait alors précisé qu'il émettrait ces nouveaux titres pour un montant pouvant aller jusqu'à 500 milliards de yens (3,8 milliards d'euros) et qu'il rachèterait dans le même temps en Bourse l'équivalent en actions ordinaires.
Cette sorte d'échange, visant essentiellement des particuliers japonais, lui garantirait une fidélité d'actionnaires et faciliterait ses décisions d'investissement en recherche et développement notamment.
S'ils seront assortis d'un droit de vote et de dividendes, les nouveaux titres dit "AA" ne pourront pas être cédés avant une période de cinq ans et sous des conditions prédéfinies, soit en les revendant à Toyota au prix d'émission, soit en les convertissant en actions ordinaires.
Mais les fonds étrangers notamment et d'autres investisseurs institutionnels se sont dits opposés à ce plan qui les obligerait à passer par des intermédiaires et privilégierait trop les petits porteurs et autres actionnaires Japonais.
"Nous ne pensons pas que la création de ces actions soit conforme au principe +une action, un vote+", a notamment justifié le California State Teachers' Retirement System (CalSTRS), un fonds de pension américain qui veut appuyer le rejet de ce projet avec ses 4,3 millions de titres Toyota.
Le 27 mai, Institutional Shareholder Services, une société qui conseille les investisseurs pour les votes en AG d'entreprises, avait recommandé de s'opposer à la résolution portant création de ces nouvelles actions.
Toyota a répondu quelques jours plus tard en apportant de nouvelles précisions sur son projet et en promettant "un dialogue avec tous les actionnaires dans le monde et une prise en compte de leur opinion dans la gouvernance du groupe".
Toyota juge en outre que ce programme répond pleinement aux nouvelles recommandations du Code de gouvernance des sociétés visant à faire des actionnaires des "partenaires de l'entreprise" et non de simples pourvoyeurs de fonds.
Pour être adoptée, la résolution validant ce programme doit être adoptée par deux tiers de l'assemblée générale.
kap/mf