"Les négociations ont débuté il y a plusieurs mois avec (le président du directoire de PSA) Carlos Tavares", a indiqué à l'AFP vendredi le président (PS) du conseil régional Pierrick Massiot.
"Manifestement, avec la précédente direction de PSA, l'existence du site de La Janais était menacée", a expliqué M. Massiot. Quant à "M. Tavares, il a pour objectif d'assurer la pérennité du groupe" et ce faisant, "n'écarte aucun moyen pour atteindre ce but".
"Il fallait donc rentrer dans un processus de discussions pour assurer le maintien du site en activité" et garantir sa compétitivité, mise à mal selon le groupe automobile par l'éloignement du site de production breton des marchés européens, par l'entretien du site et des taxes foncières, a poursuivi M. Massiot.
Trois collectivités - la Région, le conseil départemental d'Ille-et-Vilaine et Rennes Métropole - se sont donc engagées dans un protocole avec PSA lui "permettant de se libérer de 52 ha, des frais d'entretien et des taxes" inhérents, censés garantir une meilleure compétitivité au site breton, où sont produites la C5 Citroën et la Peugeot 508.
La Janais assemblera la remplaçante de la Peugeot 5008, connue sous le nom de code P87, à partir de mi-2016.
En contrepartie, le protocole prévoit un comité de suivi qui aura pour vocation notamment de "s'assurer que PSA a mis en oeuvre les moyens industriels" nécessaires pour une production de la P87 dans des conditions de compétitivité optimales, selon le président de Région.
Ce comité aura aussi pour mission de mener les discussions avec PSA pour la remplaçante de la P87, que les collectivités espèrent voir produite à La Janais.
Autre contrepartie: PSA s'est engagé à maintenir l'activité de deux sous-traitants bretons, alors que le groupe envisageait de faire venir des pièces de la P87 de Sochaux.
Si PSA ne tenait pas ses engagements, a souligné M. Massiot, la Région prévoit le remboursement d'une partie de la somme versée pour les 52 ha, qui doit encore être fixée par les Domaines.
Une fois acquis, la Région prévoit de rétrocéder les terrains à Rennes Métropole à l'horizon 2018, à charge pour cette collectivité d'en assurer l'aménagement industriel.
Les collectivités doivent faire valider le protocole par leurs assemblées respectives.
Après un plan social annoncé en 2012 qui a touché quelque 1.400 salariés, entièrement reclassés, à La Janais, le site emploie dorénavant environ 3.800 personnes, selon la direction.
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