"Nous coopèrerons complètement avec les autorités" judiciaires le cas échéant, a affirmé l'entreprise. Mais "nous n'avons jusqu'ici pas été contactés par les autorités" judiciaires grecques qui ont lancé leur enquête en avril dernier.
"Le dossier est toujours au stade de l'instruction", ont indiqué de leur côté des sources judiciaires grecques interrogées par l'AFP.
Des poursuites pénales ont été lancées le 27 avril en Grèce contre sept personnes, dont le responsable grec des concessionnaires Daimler en Grèce, pour une affaire de pots-de-vin et de blanchiment présumés, ont-elles rappelé.
Daimler a ajouté de son côté n'avoir "aucun détail, comme par exemple les noms" des personnes mises en cause.
Le groupe affirme n'avoir jusqu'ici eu connaissance de la mise en cause de ces 7 personnes "que par les médias". "En l'état actuel de nos connaissances", la procédure judiciaire "n'implique pas Daimler mais des personnes".
Selon ces sources judiciaires, il s'agit de 4 Grecs et de 3 employés en Allemagne qui n'ont pas précisé si ces personnes faisaient encore partie du groupe. Le montant des pots-de-vin atteindrait 2 millions d'euros, selon elles.
Ces personnes sont mises en cause pour leur implication présumée dans le versement de pots-de-vins dans le cadre de contrats pour la fourniture de véhicules militaires à la Grèce pour quelque 100 millions d'euros début des années 2000.
En 2010, le constructeur avait conclu un accord à l'amiable avec la justice américaine et versé 185 millions de dollars (environ 138 millions d'euros), pour mettre un terme à une enquête pour corruption. Les accusations portaient sur le versement de pots-de-vin dans 22 pays.
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