Tricherie VW: besoin d'un réservoir supplémentaire ?

Volkswagen pourrait présenter un plan dès la semaine prochaine sur les solutions arrêtées pour réparer ses modèles diesel équipés d'un logiciel truqueur destiné à contourner les normes anti-pollution, a indiqué jeudi devant le Congrès américain un responsable d'une agence fédérale.

"Nous espérons recevoir une proposition très très bientôt mais nous voulons nous assurer qu'elle est efficace", a déclaré Christopher Grundler, en charge du contrôle des émissions de l'industrie des transports au sein de l'agence de protection de l'environnement (EPA), lors d'une audition devant les élus.

"Il y a un risque à se précipiter mais nous attendons de recevoir (cette proposition) au plus tôt la semaine prochaine", a-t-il ajouté.

Le responsable, qui était pressé de questions par des parlementaires en colère, a reconnu que la réparation ne portera pas seulement sur le logiciel truqueur pour respecter les seuils américains en matière de pollution.

"Cela va demander une solution d'ingénierie importante", avance M. Grundler, expliquant que VW devrait par exemple installer un réservoir supplémentaire dans les véhicules concernés pour stocker l'urée, utilisée comme engrais azoté. Celle-ci permet en effet de transformer les oxydes d'azote et des gaz d'échappement en diazote et en vapeur d'eau

Michael Horn, le président de VW qui avait été entendu plus tôt par les élus, a annoncé que la remise aux normes des véhicules prendra de "un à deux ans au minimum". Il a écarté un rachat de ces voitures.

En attendant, le flou entoure toujours les risques encourus par les propriétaires des modèles diesel épinglés qui continueraient à conduire leur voiture.

"Tout dépend de l'Etat dans lequel ils habitent", a répondu Christopher Grundler, expliquant que les règles varient d'Etat à Etat. Il y en a qui sont, selon lui, plus regardants et exigent que la voiture ait fait l'objet d'un rappel pour que son propriétaire soit dans la légalité, tandis que d'autres sont plus indulgents.

Dans l'ensemble, "je ne m'attends pas à ce que l'EPA pénalise les individus", a conclu le responsable.

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