"En même temps, je suis responsable d'une grande industrie, l'industrie automobile française", a poursuivi le président de la République, qui a qualifié les constructeurs français d'"exemplaires", alors qu'il était interrogé sur un "double discours" de la France sur le diesel.
La semaine dernière, sa ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, a demandé à la Commission européenne "une réunion de clarification" sur une décision fixant de nouvelles normes moins contraignantes d'émissions de gaz polluants pour les moteurs diesel.
"Ce n'est pas une entreprise française qui a manqué à sa parole, c'est une entreprise (allemande), en l'occurrence Volkswagen", a poursuivi François Hollande.
"Je ne vais pas mettre en cause les constructeurs français, parce que eux, ils sont exemplaires, et en matière de diesel, nous sommes les meilleurs. Les meilleurs en termes de réduction des émissions de particules, alors, permettez que la France aussi se défende", a-t-il conclu.
La Commission européenne a annoncé mercredi la mise en oeuvre de nouvelles procédures de tests en condition réelle pour les véhicules à motorisation diesel, qui remplaceront à partir de 2016 les tests réalisés en laboratoire.
La marge de tolérance accordée pour les émissions d'oxyde d'azote, qui pourront excéder le seuil actuel de 80 mg/km de 110% jusqu'en 2020, puis de 50% au-delà, a provoqué la colère des écologistes.