FCA US (ex-Chrysler), le troisième constructeur américain, a vendu 195.545 véhicules au cours du dernier mois, en hausse de 14,7% sur un an. C'est mieux que les 194.313 sur lesquels tablait le cabinet spécialisé Edmunds.com.
Se réjouissant de ce 67e mois de hausse consécutive de ventes, Reid Bigland, le responsable des ventes au sein du groupe, met en avant le bond de 33% enregistré par la marque Jeep, locomotive des gains depuis plus de deux ans.
Les pickups RAM (+3%) restent aussi de gros contributeurs aux ventes ainsi que la marque Dodge (+12%).
Signe que les choses vont bien pour FCA US, les marques Chrysler (+1%) et Fiat (+1%) mettent fin à un cycle baissier.
Le constructeur japonais Toyota a, lui, vendu 200.000 véhicules aux Etats-Unis en octobre, grâce à ses gros SUV Highlander et RAV4.
"C'est la première fois que Toyota écoule plus de 200.000 véhicules au cours du mois d'octobre", souligne le groupe, qui dépasse nettement les attentes (194.255).
Ces chiffres confirment la tendance observée depuis janvier sur le marché américain dominé par un fort intérêt pour les grosses voitures dans un environnement économique plus optimiste marqué par une amélioration du marché du travail.
Les autres constructeurs présents aux Etats-Unis vont publier chacun leurs chiffres de ventes au fil de la journée. Les données officielles, elles, sont attendues en fin de journée.
Un mois après l'éclatement du scandale Volkswagen, les ventes devraient montrer une progression de 11,5% à 1,42 million de nouvelles immatriculations comparé à octobre 2014, pronostique le cabinet spécialisé Edmunds.com. Ce devrait être le meilleur mois d'octobre depuis 2001.
Le groupe automobile allemand, qui a une part de marché de seulement 3% aux Etats-Unis, devrait annoncer une stagnation de ses ventes selon Edmunds.com, tandis que sa marque Audi serait, elle, en pleine forme (bond de 15,3% attendu).
"En cette année de boom des ventes automobiles, aucun constructeur ne devrait être soulagé d'enregistrer une performance stable sur une année mais c'est le mieux que Volkswagen puisse espérer", fait valoir l'analyste Jessica Caldwell. Selon elle, tant que VW n'aura pas annoncé de solution pour les voitures dont les moteurs ont été truqués, ses ventes devraient rester "molles".
lo/pre