Renault Trucks: externalisation toujours dans l'impasse

Les syndicats de Renault Trucks (groupe Volvo) ont déploré mardi que la direction suédoise du constructeur de poids lourds refuse toujours de négocier sur l'externalisation partielle de sa division informatique vers le repreneur indien HCL.

Cette vente, annoncée le 20 octobre, va forcer 2.600 personnes dans le monde à changer d'employeur, dont 163 salariés et 60 consultants en France (essentiellement en région lyonnaise), selon les syndicats.

Lors d'une réunion du Comité central d'entreprise (CCE) de Renault Trucks, mardi, "la position du groupe Volvo est restée intransigeante", déplore dans un communiqué la CFE-CGC, majoritaire, soulignant que "devant ce refus de dialogue, les élus du personnel, unanimes, ont décidé de quitter le CCE".

"Cette absence de dialogue sera discutée avec le PDG du groupe Volvo, Martin Lundstedt, présent sur le site de Lyon" mercredi, ajoute-t-on.

Renault Trucks a déjà connu deux plans sociaux en 2014 et 2015.

"Les syndicats exigent l'ouverture de discussions et regrettent cette posture unilatérale qui compromet le dialogue social", rappelle la CGE-CGC en soulignant que les salariés doivent avoir "un vrai choix: aller volontairement chez HCL, quitter le groupe en bénéficiant des mesures négociées lors du précédent plan social de Renault Trucks, ou rester au sein du groupe Volvo".

Selon la CFE-CGC, de 5.280 salariés en juin 2014, les effectifs lyonnais du groupe Volvo descendront à environ 3.800 personnes en mars 2016.

La division informatique de Volvo sert des entreprises comme le géant du prêt-à-porter H&M, le constructeur automobile Volvo Cars (cédé par Volvo Group en 1999) ou le transporteur ferroviaire public suédois SJ. HCL emploie 110.000 personnes dans le monde dont 70 en France.

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© 2015AFP