Cette appréciation, qui correspond aux émetteurs de qualité moyenne mais en mesure de faire face à leurs obligations de manière adéquate, a été assortie d'une "perspective stable", ce qui signifie que l'agence n'envisage pas de la modifier à court terme.
"Ce relèvement reflète la capacité accrue de Nissan à générer des flux de liquidité et l'amélioration attendue de sa rentabilité", a expliqué Fitch dans un communiqué.
L'agence met avant "des mesures continues de réduction des coûts", "de plus grandes synergies" avec le groupe français Renault, premier actionnaire de Nissan avec 43,4% de parts, et "un portefeuille de produits compétitif".
Fitch table sur "une croissance modeste des ventes en volume" pour l'exercice en cours, qui s'achève fin mars 2016, les Etats-Unis, et dans une moindre mesure l'Europe et la Chine - "malgré des conditions de marché difficiles" - compensant le "déclin au Japon et la volatilité dans les pays émergents".
La firme de Yokohama (banlieue de Tokyo) bénéficie d'une "forte image de marque et de sa diversification géographique", souligne l'agence qui salue aussi la délocalisation de production "au cours des dernières années" pour réduire son exposition au taux de change.
Nissan a enregistré un solide premier semestre 2015-2016, affichant un bénéfice net en hausse de 37%.
Sur la période d'avril 2015 à mars 2016, le groupe anticipe un gain net de 535 milliards de yens (4 milliards d'euros), ce qui serait "un plus haut historique", soit une hausse de 16,9% par rapport à l'exercice précédent.
Le bénéfice d'exploitation devrait s'élever de 23,8%, à 730 milliards de yens, pour des recettes en augmentation de 7,7%, à 12.250 milliards de yens (92,4 milliards d'euros).
Fort de cette santé relativement florissante, Nissan a vu d'un mauvais oeil la récente décision de l'Etat français de monter au capital de Renault, se disant "inquiet" alors que lui-même ne contrôle que 15% de son partenaire, sans droit de vote à la clé. Des rumeurs ont enflé ces dernières semaines sur une modification de l'alliance afin de remédier à cette situation.
L'Etat actionnaire veut "peser sur les décisions stratégiques" de Renault, a encore affirmé mercredi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, en prévenant qu'"en aucun cas, nous n'accepterons que ces équilibres soient revisités".
L'alliance Renault-Nissan a vendu en 2014 8,47 millions de véhicules, se plaçant au quatrième rang mondial, dont 5,3 millions pour le seul constructeur japonais.
anb/jr