Toyota réaffirme son attachement à l'Angleterre

Le PDG du constructeur d'automobile Toyota a réaffirmé mardi son attachement à son activité au Royaume-Uni où il compte deux usines, en plein débat sur le maintien ou non du pays au sein d'une Union européenne.

"Nous pourrions faire face à des difficultés sur le marché britannique. Mais nous voulons nous enraciner afin de livrer des voitures toujours meilleures" au Royaume-Uni, a expliqué Akio Toyoda au Financial Times.

Mais interrogé par l'AFP sur sa position en cas de sortie britannique de l'UE, le groupe n'a pas souhaité l'afficher de façon tranchée.

Le constructeur japonais a toutefois déclaré qu'un "accès ouvert au marché unique européen" avait été et demeurait "crucial pour la réussite de notre activité".

"Les opérations britanniques de Toyota sont intégrées à nos opérations européennes et nous fournissons des véhicules et des moteurs au coeur du marché européen. Environ 75% des produits que nous fabriquons au Royaume-Uni sont exportés vers les pays européens", a insisté le constructeur dans un communiqué.

Toyota a produit notamment quelque 172.000 véhicules au Royaume-Uni en 2014, d'après les derniers chiffres disponibles, dans son usine de Burnaston (centre de l'Angleterre) où il assemble des modèles Avensis, une berline familiale de taille moyenne, et Auris, une petite voiture familiale. Il dispose en outre d'une usine de moteurs à Deeside, dans le nord du pays de Galles, et emploie au total quelque 3.400 personnes au Royaume-Uni.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, négocie actuellement avec ses partenaires européens des réformes de l'UE en vue d'un référendum sur le maintien ou non du pays au sein de l'union d'ici à la fin 2017.

Les milieux d'affaires sont dans l'ensemble favorables au maintien du pays dans l'UE, mais les différents camps en présence scrutent les déclarations des grandes entreprises sur ce qu'elles pourraient faire en cas de "Brexit" ("British exit", soit "sortie britannique").

Fin 2013, le PDG du constructeur d'automobiles japonais Nissan, Carlos Ghosn, avait prévenu que le groupe "reconsidérerait sa stratégie et ses investissements" si Londres prenait la décision de sortir de l'Union européenne.

Nissan exploite à Sunderland, dans le nord de l'Angleterre, la plus grande usine d'assemblage du Royaume-Uni, d'où sont sortis en 2014 quelque 500.000 véhicules, dont des modèles des crossover Juke et Qashqai, de la petite citadine Note et de la citadine électrique Leaf.

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