Cette procédure a été engagée auprès du tribunal de grande instance de Brunswick (centre-nord), ont indiqué dans un communiqué les cabinets d'avocats Nieding + Bath et Müller Seidel Vos, chargés de réprésenter les intérêts de ce fonds dont le nom n'est pas dévoilé.
"Notre plainte est fondée sur un manquement aux obligations d'information des marchés financiers", a déclaré Klaus Nieding, l'un des avocats cité dans le communiqué.
"Parce que Volkswagen a passé sous silence pendant des années ses manipulations des logiciels des moteurs diesel, les actionnaires concernés ont subi une chute massive du cours de Bourse" pour lequel VW est jugé responsable, est-il ajouté.
Depuis l'éclatement du scandale début septembre, la valeur de l'action Volkswagen a perdu plus de 35% à la Bourse de Francfort.
Cette procédure s'ajoute à une kyrielle d'autres plaintes. Le géant allemand fait face à des poursuites judiciaires dans plusieurs pays après avoir reconnu en septembre avoir installé des logiciels truqueurs dans 11 millions de voitures dans le monde, afin de dissimuler le niveau réel d'émissions de gaz polluants de ces véhicules.
Aux Etats-Unis, là où a éclaté le scandale, le groupe est accusé d'un manque de coopération avec les autorités judiciaires. Volkswagen est sous le coup de plusieurs enquêtes dans le pays et s'expose à des pénalités de plusieurs dizaines de milliards de dollars.
Sous pression, le patron de Volkswagen Matthias Müller s'est rendu la semaine passée sur le territoire américain pour rencontrer des représentants des autorités. M. Müller y avait nié lors d'une interview tout "mensonge", suscitant un tollé dans la presse allemande et américaine.
"Dans ses dernières déclarations aux Etats-Unis, M. Müller a essayé soit de minorer les choses, soit il a été mal conseillé. Les deux cas montrent une très faible volonté de repartir sur de bonnes bases", estime M. Nieding.
"Il est ainsi impossible de faire la lumière sur ce scandale, autrement que par une procédure judiciaire", poursuit celui-ci.
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