La commission technique chargée de ces évaluations, installée par la ministre Ségolène Royal dans la foulée du scandale Volkswagen fin 2015, devait présenter jeudi une deuxième vague de résultats, portant sur une quarantaine de véhicules sur les cent devant être testés au total.
Mais l'analyse de ces tests menés par l'organisme Utac-Ceram a pris du retard, et le ministère vise désormais une publication des résultats pour "la première quinzaine de mars", selon le cabinet de Mme Royal.
La commission, depuis son installation, a entendu depuis janvier des représentants des marques Renault, Mercedes-Benz, Ford et Opel, dont des modèles testés dépassaient selon Mme Royal de cinq à 11 fois ce que la réglementation autorise actuellement en matière d'émissions.
Les tests n'ont en revanche pas mis en évidence un logiciel frauduleusement modifié, à l'instar de ceux que Volkswagen a reconnu avoir installé sur quelque 11 millions de véhicules.
Le scandale Volkswagen, une tricherie aux émissions des diesel pour franchir les normes d'homologation américaines sur les oxydes d'azote (NOx), a éclaté en septembre dernier et provoqué une onde de choc dans le secteur automobile. En Europe, cette affaire a contribué à mettre en lumière les disparités entre les normes d'homologation actuelles et les émissions en conditions réelles.
Au début du mois, le parlement européen a donné son feu vert à de nouvelles limites d'émissions de gaz polluants qui s'appliqueront aux tests en conditions réelles pour les moteurs diesel à partir de septembre 2017, avec une tolérance double pour les NOx par rapport au seuil stipulé actuellement pour les tests en laboratoire.
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