Le marché publicitaire a atteint 9,3 milliards d'euros nets estimés (après négociations et remises aux annonceurs, ndlr) à l'issue d'une année où la presse et la radio ont souffert.
Si les investissements dans la télévision ont affiché une légère hausse (+0,5%), ceux dans la presse ont reculé de 7,9%, et les investissements dans la radio de 2,4%.
Les médias numériques ont affiché une belle santé (+5%) tandis que la publicité extérieure est restée stable à +0,5%.
Le nombre d'annonceurs, en baisse depuis plusieurs années, s'est redressé en 2015 pour atteindre une légère progression de 0,9%.
"En 2015, la tendance baissière du marché publicitaire s'est atténuée. Certains secteurs tels que la distribution ou l'alimentation ont renforcé de façon significative leurs investissements dans les médias", a expliqué Corinne in Albon, directrice marketing Europe de Kantar Media Advertising Intelligence.
La distribution, à la première place des secteurs investisseurs, a bénéficié d'"une communication massive de l'enseigne Lidl" suite à son changement de positionnement, du hard discount au "supermarché de proximité", relève l'agence.
La pression publicitaire de l'enseigne a été multipliée par 2,5 en un an et elle a contribué à hauteur de 78% à la croissance des grandes surfaces alimentaires.
Le secteur automobile a vu ses investissements publicitaires reculer de 3,4% l'an dernier.
Kantar Media a aussi constaté en fin d'année un développement des campagnes publicitaires pour les objets connectés avec deux fois plus d'annonceurs qui communiquent sur le sujet.