Véhicules autonomes : Fiat-Chrysler discute avec Uber

Le constructeur automobile italo-américain Fiat Chrysler (FCA) parle avec Uber en vue d'un partenariat dans les voitures sans chauffeur, mais ces discussions sont encore à un stade préliminaire et non exclusives, a indiqué mercredi une source proche du dossier.

"Les discussions sont à un stade très préliminaire et Uber a des conversations avec plusieurs autres constructeurs automobiles", a indiqué cette source à l'AFP.

La source réagissait à des informations de l'agence Bloomberg selon lesquelles FCA, qui a signé récemment un gros accord pour fournir des véhicules sans pilote pour la flotte de test du géant internet Alphabet (maison mère de Google), discuterait d'un partenariat similaire avec Uber, qui pourrait être annoncé d'ici à la fin de l'année.

Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, écrit que FCA a également eu des contacts avec le géant du commerce en ligne Amazon, portant également sur des véhicules sans chauffeur qui seraient utilisés pour des livraisons.

Contactés par l'AFP, des porte-parole de FCA et Uber n'ont pas voulu faire de commentaire. Amazon n'a pas réagi dans l'immédiat.

FCA avait annoncé le 3 mai qu'il allait fournir une centaine de véhicules à Alphabet afin de permettre à ce dernier d'étendre ses tests de voitures autonomes sans chauffeur. FCA va concevoir spécialement pour Alphabet une version adaptée du monospace Chrysler Pacifica intégrant les technologies de conduite autonome du géant internet.

Le patron de Fiat Chrysler Sergio Marchionne avait souligné peu après qu'il était ouvert à d'autres partenariats, y compris avec Apple.

Plusieurs groupes automobiles ont noué des liens avec des applications mobiles de réservation de voiture avec chauffeur, comme Uber, ou de taxi.

Le japonais Toyota a annoncé le 24 mai un partenariat stratégique et financier avec Uber ---incluant les véhicules sans chauffeur mais allant bien au-delà, comme le covoiturage. L'allemand Volkswagen a lui parié sur un concurrent Gett, avec un investissement de 300 millions de dollars. Quant à l'américain General Motors, il a investi en début d'année dans Lyft.

A la Bourse de Milan, l'action FCA a clôturé sur une baisse de 0,62%.

Elle avait été portée plus tôt dans la journée par les déclarations la veille du ministre italien des Transports Graziano Delrio, qui a souligné à Luxembourg que les véhicules Fiat ne présentaient pas de "dispositifs illégaux" visant à déjouer les normes anti-pollution, contrairement à ceux de Volkswagen "déjà identifiés".

Le 23 mai, le titre FCA avait chuté à la Bourse de Milan, à la suite d'informations parues dans la presse allemande selon lesquelles le groupe aurait truqué ses moteurs pour déjouer les normes anti-pollution.

Le gouvernement allemand avait lui dénoncé la "non-coopération" du constructeur italien, qui ne s'était pas rendu à une rencontre à Berlin pour discuter d'éventuelles irrégularités dans les émissions de ses véhicules diesel.

FCA avait répété que "les voitures du groupe étaient conformes en tous points aux normes européennes en vigueur dans l'UE" et affirmé que seules les autorités italiennes étaient compétentes pour évaluer les émissions polluantes de ses véhicules.

A l'origine du "Dieselgate", Volkswagen avait mis en place sur 11 millions de véhicules dans le monde un logiciel truqueur, spécialement conçu pour abaisser les émissions du moteur diesel pendant un contrôle antipollution.

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