Le constructeur indique dans un communiqué qu'il "envisage une plainte formelle contre cette utilisation non-autorisée de nos marques déposées". "Nous nous opposons fermement à cette utilisation", ajoute l'entreprise.
Un prospectus électoral de la campagne officielle soutenant le "Brexit" lors du scrutin du 23 juin reproduit en effet les logos de six grandes entreprises (Toyota, Nissan, Vauxhall - marque d'automobile appartenant à General Motors -, General Electric, Unilever et Airbus). Ces "entreprises ont toutes dit qu'elles resteraient au Royaume-Uni quel que soit le résultat du référendum", affirme l'imprimé.
En réaction, Toyota - qui possède deux usines dans le pays et y emploie 3.400 personnes - a répété vouloir rester neutre dans la campagne tout en soulignant qu'un maintien dans l'Union européenne était préférable de son point de vue.
Johan van Zyl, le PDG de Toyota Motor Europe, s'était inquiété en février qu'un départ de l'UE puisse créer des "difficultés additionnelles". "Nous croyons qu'un maintien de l'adhésion à l'UE serait meilleur pour nos opérations et pour la compétitivité de celles-ci à long terme", avait-il déclaré dans un communiqué de nouveau diffusé par Toyota jeudi.
Un porte-parole d'Unilever a de son côté indiqué à l'AFP que la multinationale anglo-néerlandaise avait protesté auprès de la campagne Vote Leave et avait l'intention de porter plainte auprès de la commission électorale.
"C'est une déformation totale de la position d'Unilever" alors que "nous soutenons fermement un maintien de la Grande-Bretagne", a ajouté le fabricant du thé Lipton et des savons Dove.
Nissan a de son côté renvoyé à des déclarations de son PDG Carlos Ghosn, qui affirmait en février : "Notre préférence en tant qu'entreprise est, évidemment que le Royaume-Uni reste dans l'Europe - cela est plus logique du point de vue de l'emploi, du commerce et des coûts".
Un porte-parole de General Electric a pour sa part souligné que le conglomérat industriel américain n'avait pas donné son autorisation pour que son logo soit employé et avait déjà exprimé sa préférence à un maintien du pays dans l'UE.
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