Le bénéfice net est néanmoins inférieur aux attentes des analystes, qui tablaient selon le consensus Factset Estimates sur 619 millions d'euros.
L'Ebit ajusté est de son côté en hausse de 16%, à 1,628 milliard.
Fiat a indiqué que la hausse du bénéfice avait été tirée par l'Amérique du Nord, son premier marché, l'Europe, de même que son unité composants.
Sur la période, le chiffre d'affaires a en revanche reculé de 2% à 27,893 milliards d'euros, un résultat là aussi moins bon qu'anticipé (29,092 milliards). FCA a vendu 1,175 million de véhicules au deuxième trimestre, en baisse de 1%.
Sur la base de la "forte performance opérationnelle" de FCA au premier semestre, marqué par une hausse de 181% de son bénéfice net et de 43% de son Ebit ajusté, le constructeur a annoncé le relèvement de ses prévisions annuelles.
Il table désormais sur un chiffre d'affaires supérieur à 112 milliards d'euros (contre plus de 110 milliards dans les prévisions précédentes), un Ebit ajusté de 5,5 mds d'euros (contre plus de 5 milliards) et un bénéfice net ajusté de 2 milliards (contre 1,9 md).
L'objectif de dette nette industrielle reste lui identique, FCA voulant la faire passer en-dessous de 5 milliards d'euros en 2016. Celle-ci a pourtant augmenté sur le trimestre, passant de 5,04 milliards fin mars à 5,47 milliards fin juin.
Fin juin, la dette totale du groupe s'élevait à 25,374 milliards, en recul de 1,181 milliard sur trois mois.
Le titre a montré une extrême volatilité après la publication des résultats: après avoir cédé près de 4% immédiatement après, il s'est peu à peu repris et a gagné autour de 3%, avant de finir en recul de 1,90%, à 6,21 euros.
Selon l'agence d'informations économiques Radiocor, les observateurs s'attendaient à un relèvement plus important des objectifs concernant le chiffre d'affaires (autour de 113,8 milliards) et l'Ebit ajusté (5,65 milliards).
Lors d'une conférence avec les analystes, le patron de FCA, Sergio Marchionne, s'est voulu rassurant, évoquant une nouvelle révision des objectifs annuels après le troisième trimestre.
Interrogé sur le Brexit, autre source d'inquiétude pour le marché, il a indiqué qu'il ne pensait pas qu'il "aurait des implications négatives" sur FCA. Il a notamment souligné qu'il ne s'attendait pas à un effet sur Maserati.
Après l'accord signé avec Google sur la voiture sans chauffeur, il a déclaré par ailleurs qu'il espérait que "ce ne soit pas le dernier", expliquant avoir "des discussions avec d'autres" acteurs.
Il a souligné qu'il fallait regarder le futur "sans préjugé, avec l'esprit ouvert". "FCA explore une série d'alliances potentielles", a-t-il dit.
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