Sur la période d'avril à juin, le groupe a affiché un résultat net de 56,4 milliards de yens (490 millions d'euros au cours actuel). Il a réaffirmé sa projection annuelle, tablant sur un gain de 200 milliards d'ici à mars 2017, soit une progression de 16% sur un an.
Son bénéfice d'exploitation a en revanche chuté de 21% à 91,4 milliards de yens, du fait de l'impact de réorganisations dans ses activités transports et climatiseurs et d'effets de change défavorables, a expliqué le groupe dans un communiqué.
Hitachi a aussi souffert de ventes en berne: son chiffre d'affaires a ainsi reculé de 8% à 2.130,4 milliards de yens (18,5 milliards d'euros). Le renforcement de la devise nippone, qui diminue mécaniquement les revenus encaissés à l'étranger une fois convertis en yen, a là aussi joué négativement à hauteur de 120 milliards de yens pour le conglomérat qui réalise 51% de ses recettes en dehors de l'archipel.
L'apport de sociétés rachetées, dont des activités ferroviaires du groupe italien Finemeccanica, n'a pas permis de compenser le déclin des autres branches du conglomérat, dont les activités vont des équipements de centrales électriques aux puces pour automobiles en passant par les prestations informatiques, les équipements médicaux ou les engins de chantier.
Pour l'ensemble de l'exercice débuté le 1er avril, Hitachi, qui va continuer d'ajuster son portefeuille d'activités, prévoit une baisse de son chiffre d'affaires de 10%, à 9.000 milliards de yens (75 milliards d'euros au taux de change retenu par le groupe). Son bénéfice d'exploitation devrait pour sa part tomber à 540 milliards de yens (-15%).
Hitachi, qui est bien implanté au Royaume-Uni, s'est par ailleurs voulu rassurant sur les répercussions du Brexit, jugeant "mineur" l'impact direct sur ses comptes de la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne.
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