La Bourse de Tokyo finit en hausse (+0,97%)

La Bourse de Tokyo a fini sur une note positive mercredi, portée par un net recul du yen sur fond de spéculations quant à un resserrement monétaire à court terme aux États-Unis. L'auto est en hausse aussi, sauf Mitsubishi.

A l'issue des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes a gagné 0,97% (+162,04 points) à 16.887,40 points.

L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a pour sa part progressé de 1,27% (+16,73 points) à 1.329,54 points.

Sur le volet des changes, le dollar valait 103,13 yens, son plus haut niveau en un mois, contre 102,15 yens mardi à la fermeture. L'euro s'inscrivait lui aussi en hausse, à près de 115 yens.

Le redressement du billet vert découle de propos de Stanley Fischer, numéro deux de la Réserve fédérale (Fed), qui a de nouveau laissé la porte ouverte mardi à un rapide relèvement des taux.

L'affaiblissement de la monnaie nippone a fait passer au second plan l'annonce, peu avant l'ouverture, d'une stagnation de la production industrielle au Japon en juillet, dernière statistique d'une série médiocre.

"Le yen a commencé à intégrer pleinement la possibilité d'une hausse des taux américains", a commenté pour l'agence Bloomberg News Chihiro Ohta, analyste chez SMBC Nikko Securities. "Les investisseurs s'inquiétaient de l'impact d'un dollar à 100 yens sur les profits des entreprises, mais avec un dollar avoisinant les 103 yens, leurs craintes tendent à se dissiper".

Premiers à profiter de cette évolution des devises, favorables aux groupes exportateurs, les constructeurs automobiles ont eu le sourire: Toyota a avancé de 0,84% à 6.238 yens et Nissan de 1,19% à 1.015 yens. Mazda a été particulièrement en verve (+4,76% à 1.705,5 yens) au lendemain de l'annonce d'investissements en Thaïlande.

Seule exception, Mitsubishi Motors a fléchi de 1,45% à 473 yens. Le groupe a été contraint de suspendre les ventes au Japon de plusieurs modèles de véhicules, dont les données de consommation de carburant figurant sur les catalogues ne correspondent pas à la réalité. Il avait déjà dû arrêter temporairement la commercialisation de quatre mini-voitures, après la révélation du scandale en avril.

Les titres énergétiques en vedette

A noter aussi, le bond du titre de la compagnie d'électricité Tokyo Electric Power (+11,49% à 417 yens), alors que le gouverneur de la préfecture de Niigata (nord-ouest), qui est opposé au redémarrage de la centrale Kashiwazaki-Kariwa, a annoncé qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat. Tepco est totalement privé des 17 réacteurs qu'il exploitait avant l'accident nucléaire de Fukushima.

Il a signé la plus forte hausse de l'indice Nikkei juste devant l'entreprise de composants électroniques Minebea (+11,11% à 1.050 yens), propulsée par l'appréciation très favorable d'une maison de courtage.

Dans le même secteur des technologies, les fabricants d'équipements Nikon (+2,35% à 1.519 yens) et Ulvac (+8,28% à 2.914 yens) ont été recherchés, après un article du quotidien économique Nikkei faisant état de perspectives alléchantes pour ces groupes dans le domaine des écrans organiques électroluminescents (Oled).

Du côté des valeurs pétrolières, JX Holdings (+2,21% à 386,9 yens) et TonenGeneral Sekiyu (+5,64% à 955 yens) ont été dopés par l'annonce d'un accord définitif en vue d'une fusion en avril 2017, pour mieux affronter le déclin de la demande.

Ils ont entraîné dans leur sillage leurs rivaux, Idemitsu Kosan (+2,61% à 1.887 yens) et Showa Shell Sekiyu (+1,26% à 882 yens), lesquels cherchent aussi à se rapprocher, mais la famille fondatrice du premier s'oppose au projet.

Les mégabanques ont également clôturé dans le vert: Mitsubishi UFJ Financial Group a augmenté de 4,19% à 564,1 yens, Mizuho de 3,75% à 179,7 yens et Sumitomo Mitsui Financial Group de 4,26% à 3.621 yens.

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