La Bourse de Londres termine en hausse (+0,18%)

La Bourse de Londres a terminé en légère hausse de 0,18% jeudi, profitant de la faiblesse actuelle de la livre et sans être affectée par la décision de la BCE de ne pas renforcer sa politique monétaire.

A la clôture, l'indice FTSE-100 des principales valeurs a pris 12,12 points à 6.858,70 points.

"Le FTSE 100 n'a pas semblé concerné par l'absence de nouvel assouplissement monétaire" de la part de la BCE, le marché ayant été surtout "aidé par une baisse de la livre contre l'euro", résumait Russ Mould, analyste chez AJ Bell Investment.

La Banque centrale européenne (BCE) a déçu les attentes en ne modifiant ni ses taux d'intérêt ni son vaste programme de rachats d'actifs, mais son président Mario Draghi a laissé la porte ouverte à d'éventuelles mesures supplémentaires à l'avenir.

Dans la foulée, l'euro s'est apprécié, notamment face à la livre. Or toute baisse de la devise britannique est une bonne nouvelle pour les entreprises du Royaume-Uni qui sont très présentes à l'étranger.

Les compagnies pétrolières se sont distinguées, à l'image de BP (+0,88% à 437,15 pence) et Royal Dutch Shell (action "B", +0,99% à 1.995,50 pence), alors que les cours du pétrole progressaient nettement après la chute inattendue des stocks de pétrole brut américains.

Quelques valeurs minières ont été recherchées au moment où les importations de la Chine, grande consommatrice de matières premières, sont reparties à la hausse en août pour la première fois depuis près de deux ans. BHP Billiton a pris 1,65% à 1.015,50 pence et Rio Tinto 1,52% à 2.369,50 pence.

Les valeurs du BTP et de la construction se sont relancées au lendemain d'une séance difficile, avec Barratt Developments (+0,77% à 496,00 pence), Berkeley Group (+0,96% à 2.724,00 pence) et Taylor Wimpey (+0,63% à 160,50 pence).

Enfin, le spécialiste des logiciels Micro Focus s'est envolé (+14,80% à 2.244,33 pence). La société va racheter au groupe informatique américain Hewlett Packard Enterprise (HPE) ses activités dans les logiciels lors d'une transaction valorisée à 8,8 milliards de dollars.

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