"Dans le contexte d'épidémie du covid-19 à travers le monde, le directoire de Peugeot S.A. en accord avec le conseil de surveillance, a pris la décision de reporter au 25 juin 2020 la date de l'assemblée générale annuelle initialement prévue le 14 mai", a annoncé le groupe français dans un communiqué.
Un autre communiqué de presse "sera publié à une date ultérieure informant les actionnaires des modalités de cette assemblée générale et du paiement du dividende, tenant compte du projet de fusion FCA/Groupe PSA annoncé le 18 décembre", est-il précisé.
Annoncée fin octobre et censée être finalisée au plus tard début 2021, cette fusion doit donner naissance au numéro 4 mondial de l'automobile, abritant sous le même toit des marques emblématiques comme Peugeot, Citröen, Jeep, Alfa Romeo et Maserati.
L'opération approuvée par les deux partenaires en décembre prévoit la distribution d'un dividende ordinaire de 1,1 milliard d'euros à leurs actionnaires respectifs pour 2019. Ce montant doit être approuvé lors de la prochaine assemblée générale.
Pour PSA, ces dividendes représentent un montant de 1,23 euro par action, contre 0,78 euro versé sur l'exercice précédent, soit une hausse d'environ 58%.
La pandémie de Covid-19, qui a provoqué la dégringolade des marchés financiers, remet cependant en cause les termes financiers du mariage, ont indiqué à l'AFP des sources qui travaillent sur la transaction.
Selon ces sources, il n'est plus certain que PSA et FCA tiennent leur promesse de payer chacun le dividende de 1,1 milliard d'euros, car ils doivent préserver leurs liquidités dans le contexte de crise économique mondiale et sont soumis à la vigilance des gouvernements appelés à la rescousse pour relancer le marché automobile avec de l'argent public.
Interrogé jeudi par l'AFP sur le maintien ou non du montant de 1,23 euro par action annoncé lors de la publication des résultats annuels, un porte-parole du groupe n'était pas en mesure de le confirmer. "A aujourd'hui, c'est le montant que nous avons proposé le 26 février lors de nos résultats financiers. A ce stade, on n'a pas d'élément qui dise si on le remet en cause ou pas", a-t-il déclaré.
Ces derniers jours, de nombreux groupes français ont annoncé un report de leur assemblée générale et une réduction, voire une suppression, de leurs dividendes.
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