A peine 172.138 voitures (hors mini-voitures "kei cars"), camions et bus ont été vendus le mois dernier au Japon, un repli de 25,5% sur un an, selon les chiffres de l'association japonaise des concessionnaires automobiles Jada ne portant que sur les marques nationales.
Les ventes mensuelles de véhicules au Japon subissaient déjà des baisses à deux chiffres depuis un relèvement de la TVA dans le pays en octobre dernier, qui pèse sur la consommation des ménages.
Mais c'est leur pire chute depuis octobre dernier et le mois de mai s'annonce au moins aussi sombre, le Premier ministre japonais Shinzo Abe ayant laissé entendre que l'état d'urgence allait être prolongé.
Déclaré le 7 avril pour sept régions du pays dont celles de Tokyo et de sa grande banlieue, l'état d'urgence a ensuite été étendu à tout le pays.
Ce dispositif ne prévoit pas de confinement obligatoire, mais permet aux autorités de fortement recommander aux habitants de rester chez eux autant que possible, et d'inciter des commerces non essentiels à fermer temporairement.
Tous les constructeurs automobiles nippons trinquent, mais Mitsubishi Motors (-65,4%) et Nissan (-44,7%) ont le plus souffert en avril. Les ventes de Toyota (incluant sa marque haut de gamme Lexus) ont quant à elles reculé de 20%, tandis que celles de Honda ont baissé de 14,2%.
Du côté des "kei cars", mini-voitures d'une motorisation inférieure ou égale à 660 cm3, les ventes en volume ont aussi sombré le mois dernier (-33,5% à 98.255 unités).
Toutes catégories de véhicules confondues, y compris les "kei cars", les ventes automobiles au Japon ont ainsi plongé de 28,6% à 270.693 unités en avril.
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