Fort de cette performance, le groupe s'attend désormais à dégager sur l'ensemble de l'année un résultat d'exploitation ajusté positif. Son titre a bondi de plus de 7% dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York avant de se tasser un peu.
Ford a dégagé 2,4 milliards de dollars de profits entre juillet et septembre. Ajusté par action et hors éléments exceptionnels, cela revient à un bénéfice de 65 cents, là où les analystes s'attendaient à seulement 16 cents.
Les recettes du groupe ont de leur côté augmenté de 1% pour atteindre 37,5 milliards de dollars, soit bien plus que les 33 milliards de dollars anticipés.
La marque à l'ovale bleu impute cette performance à la combinaison d'une solide exécution opérationnelle, d'une forte demande pour les véhicules particulièrement rentables -- pickups, 4X4 de ville -- et d'un sursaut de l'ensemble du marché automobile après quelques mois difficiles au début de la pandémie.
Le secteur a en effet fortement souffert au printemps, quand la propagation du nouveau coronavirus a paralysé l'économie américaine et confiné les ménages chez eux.
Mais il s'est repris progressivement et Ford a su tirer profit du regain de demande plus important qu'attendu au moment où les stocks étaient limités suite à la fermeture temporaire d'usines au printemps.
Le groupe se félicite aussi de s'être concentré au cours des deux dernières années sur les pick-ups, les 4x4 de ville (SUV), les véhicules à usage professionnel et certaines marques mythiques et d'avoir renoncé au segment des berlines, moins profitable.
Ford a aussi bénéficié de la bonne performance de sa filiale dédiée à l'octroi de crédits aux consommateurs.
"Nous n'avons pas résolu soudainement les problèmes de notre activité automobile, mais nous avons un plan de redressement clair pour y parvenir", a commenté, cité dans le communiqué, le nouveau patron, Jim Farley, aux commandes depuis le 1er octobre. "Ce travail est en cours et nous progressons."
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