Ces salariés réclament un surplus d'indemnisation de 50.000 euros par personne, a indiqué à l'AFP Vincent Labrousse, délégué CGT de l'équipementier automobile creusois, rebaptisé LSI (La Souterraine Industrie) après sa reprise par l'industriel Alain Martineau, dirigeant du groupe d'emboutissage GMD.
Lors du PSE (Plan de sauvegarde de l'emploi) de 2017, 157 salariés avaient été licenciés, sur un effectif total de 277.
Ce plan avait été déclaré illégal par la cour d'appel administrative de Bordeaux en octobre 2018, décision ensuite validée, en janvier 2020, par le Conseil d'Etat.
La plus haute autorité administrative avait considéré que le PSE n'aurait pas dû fonder les conditions de licenciement sur la seule ancienneté sans prendre en compte les situations personnelles ainsi que les qualités professionnelles.
Selon M. Labrousse, "la partie adverse a admis le principe de l'indemnisation", ce qui préjuge "plutôt d'une bonne issue".
Mais "notre demande est celle d'une indemnisation générale, c'est-à-dire la même somme (50.000 euros) pour tout le monde", alors que "la partie adverse veut une indemnisation individualisée", a-t-il précisé.
Une soixantaine de personnes sont venues manifester leur soutien aux salariés devant les locaux du conseil des prud'hommes durant les 3 heures d'audience, selon le délégué syndical. "Parmi eux, beaucoup d'ex-GM&S étaient là, des LSI aussi et quelques politiques", a-t-il ajouté.
Ce dossier social avait pris une envergure nationale, en mai 2017, au tout début de la présidence d'Emmanuel Macron, lorsque des salariés désespérés avaient menacés de faire "sauter" leur usine.
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