webleads-tracker


Voitures d'occasion: Aramis creuse sa perte nette pour 2021/2022

VO

Aramis Auto a essuyé une perte nette aggravée qui s'est établi à 60,2 millions d'euros sur son exercice 2021/2022 clos fin septembre, a annoncé jeudi la plateforme internet de vente de véhicules d'occasion.

En 2020/2021, la perte nette publiée avait été de 15,7 millions, selon un communiqué de cette filiale de Stellantis.

"La baisse de la profitabilité" est liée à une "très forte baisse des ventes de véhicules pré-immatriculés", l'activité historique du groupe, a expliqué la société dans son communiqué.

Les véhicules pré-immatriculés appelés aussi "kilomètre zéro" sont des voitures qui ont déjà été immatriculées mais ont très peu roulé.

Leurs ventes par Aramis ont baissé 59,2% à 12.347 unités ont pu être vendues sur l'exercice, "du fait de l'extrême difficulté rencontrée dans l'approvisionnement de ce type de véhicules", "en conséquence des fortes perturbations sur les chaînes de production de voitures neuves".

En ligne avec ses prévisions, le chiffre d'affaires d'Aramis a augmenté de 40% à 1,77 milliard d'euros, grâce à sa deuxième activité, les véhicules reconditionnés, et à des achats de concurrents en Autriche et en Italie, selon le groupe.

Ses ventes de voitures reconditionnées ont enregistré une très forte croissance (+56,7%%) à 69.384 unités.

Deux nouveaux centres de reconditionnement, en Belgique et en France, "permettent à Aramis Group de se projeter avec confiance dans l'avenir en termes de capacité de production interne de véhicules reconditionnés, au service de son ambition de croissance", assure l'entreprise.

Aramis a finalisé par ailleurs l'acquisition du site de vente en ligne Onlinecars, pour l'Autriche, et du plus petit site italien Brumbrum.

Concernant l'exercice 2023, "la visibilité est actuellement limitée" selon Aramis, et les perspectives plutôt sombres.

Sur le segment des véhicules pré-immatriculés, "des incertitudes continueront à peser en 2023 sur l'issue de la crise des semi-conducteurs et du conflit en Ukraine, qui impactent les chaines logistiques et le rythme de la normalisation de la production de véhicules neufs" dont dépend Aramis, explique le groupe.

Du côté des véhicules reconditionnés, "la demande est progressivement plus affectée par le ralentissement de la consommation des ménages européens dans un contexte d'inflation marquée. Ceci se traduit depuis quelques mois par une contraction tendancielle du marché des véhicules d'occasion", selon le groupe.

Aramis table sur "une croissance organique positive de ses volumes vendus de véhicules reconditionnés à particulier" et sur "une amélioration progressive de son EBITDA (excédent brut d'exploitation ndlr) ajusté au cours de l'année".

© 2022AFP