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Ventes VP France : le marché débute sur une note négative (AAA Data)

Constructeurs

L’année 2022 débute comme s’est terminée 2021, avec un marché automobile toujours très affecté par la pénurie de semi-conducteurs. Les immatriculations de voitures particulières neuves affichent ainsi un recul de 18,6 % en janvier par rapport au même mois de l’année précédente. Le marché de l’occasion s’inscrit lui aussi en repli sensible de 8,9 %, après avoir établi un record en 2021.

AA DATA, l’expert de la donnée augmentée, enregistre 102 901 immatriculations de voitures neuves sur le mois écoulé, contre 126 380 en janvier 2021 et 155 079 sur le même mois de 2019, dernière année pleine avant la crise sanitaire. Le marché poursuit par ailleurs sa transformation avec la progression des motorisations hybrides, qui ont largement dépassé le diesel et rattrapent désormais l’essence, tandis que les SUV passent pour la première fois devant les berlines.

 

Pas de redémarrage du marché des voitures neuves

Avec 102 901 voitures particulières neuves immatriculées sur le mois, janvier marque la huitième baisse mensuelle consécutive, à – 18,6 % comparé à janvier 2021, qui lui-même affichait un recul de 6 % par rapport à 2020, avant le début de la crise. La demande n’est pas en cause, puisque plus de 1,9 million de commandes ont été enregistrées en 2021, pour moins de 1,7 million d’immatriculation, soit un solde de plus de 200 000 voitures qui restent à livrer.

 

Soutenues par le maintien du bonus de 6 000 euros jusqu’en juillet prochain (limité à 27 % du prix d’achat et réservé aux modèles de moins de 45 000 euros), les motorisations électriques évoluent à contre-courant de la tendance générale, en forte progression (+ 58 %), en raison également d’une base de comparaison faible l’an dernier. Leur part de marché s’établit à 10 %, contre 15 % en décembre. Quant aux hybrides, y compris rechargeables, en hausse de 8 %, ils représentent 30 % des immatriculations en janvier, alors que les modèles essence (38 % des immatriculations), souvent frappés d’un malus encore durci au 1er janvier, reculent de 32 %. À 18 % de part de marché, le gazole poursuit sa chute libre (- 41 %).

 

La demande des clients continue à s’orienter vers les carrosseries SUV, qui représentent près d’une vente sur deux (47 %) et dépassent sur le mois les berlines (46 %). Les modes d’achat évoluent également puisque plus d’un particulier sur deux (50,3 %) opte désormais pour une formule de location (LLD ou LOA) au lieu d’un achat traditionnel au comptant ou à crédit.

 

Le marché des véhicules d’occasion cale lui aussi

Après son record en 2021, malgré une fin d’année moins brillante, le marché des voitures d’occasion montre lui aussi des signes de faiblesse en janvier. Avec 440 994 transactions, il perd 8,9 % au global, surtout pénalisé par les modèles de moins de 5 ans (- 15,4 %). La chute des ventes de voitures neuves depuis bientôt deux ans génère un manque d’offre très récente. Cependant, les modèles les plus âgés, de 10 ans et plus, qui représentent près de la moitié des transactions (47,4 %), affichent aussi une baisse de 3,6 %.

 

Le parc automobile continue de vieillir malgré les primes à la conversion

Au 1er janvier 2022, le parc roulant avéré s’établit à 41,1 millions de voitures. Il est détenu très majoritairement par les ménages, à 93 %, contre 7 % pour les flottes. Alors que les primes à la conversion en vigueur depuis 2018 ont pour objectif de retirer de la circulation les modèles les plus anciens, l’âge moyen des véhicules apparaît en légère augmentation par rapport à l’année dernière (+ 2 mois) et atteint 11 ans. Les SUV comptent pour 19 % du parc, les voitures électriques pour 1 %, tandis que le nombre de voitures de luxe s’établit à 1 180 325 (2,1 % du parc total).