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Ventes VN Russie: - 2,7% en avril 2019

Constructeurs

Les ventes de voitures en Russie sont reparties à la baisse en avril, confirmant le coup d'arrêt de ce marché après deux ans de reprise, selon des chiffres publiés lundi par les constructeurs.

Selon l'Association of European Businesses (AEB), les ventes de véhicules neufs légers et utilitaires se sont élevées le mois dernier à 148.296 unités, soit 2,7 % de moins qu'un an plus tôt à la même période.

Le marché automobile russe avait renoué avec la croissance en 2017 après quatre ans d'effondrement, stimulé par un rebond de la croissance économique russe après deux ans de récession. Mais la tendance s'essouffle et les ventes ont subi en février leur premier mois de baisse en deux ans, avant une légère reprise en mars.

En début d'année, les constructeurs avaient mis en cause la hausse de la TVA appliquée au 1er janvier mais ils s'inquiètent désormais d'une tendance plus profonde liée à la morosité économique et aux difficultés des Russes dont le pouvoir d'achat baisse depuis cinq ans.

A contre-courant, le numéro un du marché russe, Lada, dont le constructeur Avtovaz est détenu par l'Alliance Renault-Nissan, a vu ses ventes augmenter de 5 % sur un an.

Il devance les Sud-Coréens Kia (+1 %) et Hyundai (-3 %) et la marque française Renault (+5 %).

Plus bas dans le classement, Toyota subit une baisse de 4 % de ses ventes, Nissan de 55 %, Mazda de 28 %, Chevrolet de 37 %. Ford, qui a annoncé récemment quitter le marché russe pour les véhicules légers subit une chute de 23 %.

Après une hausse de 12,8 % en 2018, les constructeurs ont indiqué en début d'année prévoir une progression de seulement 3,6 % des ventes en 2019 à 1,87 million d'unités, loin du record de 2012 à près de trois millions de véhicules, quand il était le second marché européen derrière l'Allemagne.

Le marché automobile russe, dans lequel les grands constructeurs mondiaux avaient massivement investi en période de croissance, a diminué de plus de moitié entre 2012 et 2016.

Sensible à l'évolution du taux de change et du pouvoir d'achat, il a particulièrement pâti de la crise causée par la chute des prix du pétrole et les sanctions liées au conflit ukrainien.

© 2019AFP