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Ventes VN Russie: +10,1% en novembre

Constructeurs

Le marché automobile russe, qui s'est effondré entre 2013 et 2016, a poursuivi sa reprise en novembre avec une hausse des ventes de 10,1% sur un an, selon les chiffres publiés jeudi par les industriels du secteur, qui craignent l'impact d'une hausse de la TVA en 2019.

D'après l'Association of European Business (AEB), les ventes de véhicules neufs légers et utilitaires se sont élevées le mois dernier à 167.494 unités en Russie.

"Les ventes totales sur le marché automobile continuent dans une dynamique soutenue en novembre", a noté le directeur du comité automobile de l'AEB, Joerg Schreiber, cité dans un communiqué.

Au 1er janvier 2019, la TVA en Russie doit augmenter, passant de 18 à 20%, ce qui inquiète les industriels du secteur automobile.

"Nous pouvons nous attendre à une forte performance du même acabit en décembre, alors que les clients s'empressent de profiter des offres de fin d'année, avec le taux de TVA actuel encore en vigueur", a-t-il ajouté.

Dans son communiqué, l'AEB note que "sur les dix modèles les plus vendus, tous sont produits localement".

Le constructeur russe Lada (Avtovaz), de l'Alliance Renault-Nissan, occupe encore une fois la première place du podium avec 33.663 véhicules vendus le mois dernier, soit une hausse de 15% sur un an.

Il devance les Sud-Coréens Kia et Hyundai, qui ont vendu respectivement 21.011 et 15.882 véhicules.

Renault était en octobre un des rares constructeurs à avoir vu ses ventes baisser sur un an, mais a renoué avec une petite croissance de 1% sur un an en novembre, tout en restant en quatrième position. Nissan a pour sa part vu ses ventes baisser de 2% à la même période.

Le marché automobile russe, dans lequel les grands constructeurs mondiaux avaient massivement investi en période de croissance, a diminué de plus de moitié entre 2012 et 2016.

Sensible à l'évolution du taux de change et du pouvoir d'achat, il a particulièrement pâti de la crise causée par la chute des prix du pétrole et les sanctions liées au conflit ukrainien.

Son rebond en 2017 a coïncidé avec la reprise de la croissance de l'économie russe après deux ans de récession mais il reste loin des chiffres de 2012, quand il était le second marché européen derrière l'Allemagne.

apo/mp/jul

© 2018AFP