Dans le détail, 212.713 véhicules de plus de 660 cm3 ont été achetés le mois dernier (dont 184.562 voitures de tourisme), et 112.035 modèles de plus petites cylindrées, dont les ventes, qui déclinent depuis 16 mois d'affilée, sont aussi touchées par un changement de régime fiscal.
Globalement, tous gabarits et types confondus, les ventes en avril ont donc augmenté de 1,65% à 324.748 unités, après avoir chuté de 6,4% en février et de 8,6% en mars.
Alors que l'économie japonaise est fragilisée, les particuliers se montrent très précautionneux et rechignent à emprunter, ce même si le coût du crédit est désormais très bas compte tenu de la politique monétaire ultra-accommodante de la Banque du Japon.
Le secteur de l'automobile est en outre toujours un peu perturbé par la hausse de la TVA intervenue en avril 2014 (passage de 5% à 8%). Les clients avaient pris les devants et avancé leurs achats de biens durables et coûteux.
Dans le cas des mini-voitures, le recul est non seulement dû à une moindre attractivité fiscale du fait d'une augmentation en avril 2015 de la taxe annuelle sur ces petits modèles, mais aussi à la dégringolade des ventes des modèles de Mitsubishi Motors et Nissan.
Le premier a avoué il y a une quinzaine de jours des manipulations de données sur la consommation et le rendement énergétique de ses mini-voitures, une malversation qui se répercute aussi sur les modèles qu'il produit pour Nissan.
Les deux constructeurs ont dans la foulée suspendu les prises de commandes des véhicules concernés (commercialisés au Japon) et cela s'est traduit dans les chiffres du mois dernier.
Les ventes de mini-véhicules de Mitsubishi Motors ont dégringolé de 44,9% à seulement 1.477 exemplaires en avril, et celles des modèles produits pour Nissan de 51,2% à 5.574 exemplaires. Un mois plus tôt, Nissan en avait vendu 25.342.
Le patron de Mitsubishi Motors avait déjà indiqué la semaine passée que "les commandes avaient quasiment plongé de moitié au Japon" depuis les premières révélations.
Il avait fait cette déclaration alors que le scandale s'était encore accentué, le groupe ayant reconnu avoir utilisé des tests non homologués au Japon depuis 25 ans.
Face à cette affaire désastreuse pour sa réputation, déjà ternie par des camouflages de défauts sur divers véhicules dans les années 2000, Mitsubishi Motors est dans une bien mauvaise posture.
kap/ggy