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Ventes VN Japon: +6,6% en mai

Constructeurs

Les ventes de véhicules neufs de gabarits traditionnels au Japon ont augmenté de 6,6% en mai sur un an (après +7,2% en avril), mais celles de mini-modèles ont plongé de 14,3% à cause de la fraude de Mitsubishi Motors, ont annoncé mercredi des associations de concessionnaires.

Dans le détail, 223.753 véhicules de plus de 660 cm3 ont été achetés le mois dernier (dont 193.891 voitures de tourisme), et 107.834 modèles de plus petites cylindrées, dont les ventes chutent depuis 17 mois, initialement en raison d'une moindre attractivité fiscale.

Globalement, tous gabarits et types confondus, les ventes en mai ont donc cédé 1,2% à 331.587 unités, après avoir gagné 1,65% en avril et baissé les mois précédents, le tout en comparaison annuelle.

Dans le cas des mini-voitures, le recul est non seulement dû à des taxes plus chères, mais aussi à la dégringolade des ventes des tout petit modèles de Mitsubishi Motors et Nissan, pour cause de suspension des prises de commandes.

Le premier a en effet avoué des manipulations de données sur la consommation et le rendement énergétique de ces mini-voitures, une malversation qui se répercute aussi sur les exemplaires qu'il produit pour Nissan.

Les ventes de mini-véhicules de Mitsubishi Motors ont dégringolé de 75% en mai, à seulement 912 exemplaires, et celles des modèles fabriqués pour Nissan de 76,8% à 3.105 exemplaires. Les deux avaient déjà déploré une chute de près de moitié en avril, alors que le scandale était révélé le 20 du mois.

Nissan a découvert le premier le pot aux roses, mais n'a pas pour autant lâché son partenaire: au contraire il vole à son secours, le groupe dirigé par Carlos Ghosn a proposé de prendre 34% du capital de Mitsibishi Motors pour le tirer d'affaire. L'accord est toutefois valable sous réserve que le scandale ne prenne pas une ampleur telle qu'il apparaisse insurmontable.

Par ailleurs, alors que l'économie japonaise est fragilisée, les particuliers se montrent très précautionneux et rechignent à emprunter, ce même si le coût du crédit est désormais très bas compte tenu de la politique monétaire ultra-accommodante de la Banque du Japon.

Le secteur de l'automobile est en outre toujours un peu perturbé par la hausse de la TVA intervenue en avril 2014 (passage de 5% à 8%). Les clients avaient pris les devants et avancé leurs achats de biens durables et coûteux. La prochaine augmentation de cet impôt indirect, qui devait avoir lieu en avril 2017, est reportée à octobre 2019, a annoncé mercredi la Premier ministre.

kap/jpr

© 2016AFP