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Ventes VN Grande-Bretagne: petite hausse de 1,2% en juillet

Constructeurs

Les ventes de voitures neuves au Royaume-Uni ont légèrement progressé de 1,2% en juillet sur un an, même si elles restent affectées par les difficultés dans le diesel, ont annoncé lundi les professionnels du secteur.

Le mois dernier, 163.898 voitures neuves ont été vendues sur le marché britannique, selon l'Association des constructeurs et des vendeurs automobiles (SMMT) dans un communiqué.

Le marché automobile britannique a continué de souffrir d'une chute des ventes de véhicules diesel, de 24,4% en juillet sur un an.

La déprime du diesel depuis des mois est liée selon les professionnels aux incertitudes sur l'autorisation à long terme de ce type de motorisation au Royaume-Uni. Le gouvernement a toutefois précisé sa stratégie en juillet en souhaitant interdire les ventes de voitures essence et de diesel classiques à l'horizon 2040, ce qui a soulagé quelque peu le secteur.

De leur côté, les ventes de voitures essence ont grimpé de 20,1%, soit quasiment au même rythme que les ventes de véhicules hybrides et électriques (+21,0%). La part de marché des véhicules neufs à essence a atteint 61,5% et celles des voitures "vertes" 6,5%.

"Un mois de juillet ensoleillé et placé sous le signe des compétitions sportives, associé à des occasions à saisir sur une série de nouveaux modèles, a clairement aidé", souligne Mike Hawes, directeur général de la SMMT.

Il a réitéré en outre son soulagement après la décision du gouvernement de ne pas interdire tous les moteurs diesels à partir de 2040 et notamment pas ceux de dernière génération.

En juillet, les ventes aux entreprises (+2,6%) ont davantage progressé que les ventes aux particuliers, qui ont quasiment stagné (+0,1%).

Le véhicule le plus vendu a été la Ford Fiesta, devant la Golf de Volkswagen, la Polo du même constructeur et la Corsa de Vauxhall.

Au total, depuis le début de l'année, les ventes de voitures au Royaume-Uni ont reculé de 5,5% à près de 1,48 million, du fait notamment d'un premier trimestre difficile.

Enfin, l'évolution du marché devrait dépendre en grande partie des conditions du Brexit, à moins de neuf mois de la sortie effective prévue fin mars 2019.

L'industrie britannique a plaidé de longue date pour des liens étroits avec l'UE, mais les négociations avec Bruxelles restent difficiles après le rejet européen du projet du gouvernement sur les échanges de biens, alors que la probabilité de l'absence d'accord augmente, ce qui serait le pire scénario pour les milieux économiques.

jbo/js/esp

© 2018AFP