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Ventes VN GB : +10,4% en avril sur 1 an

Constructeurs

Les ventes de voitures neuves au Royaume-Uni ont rebondi de 10,4% en avril sur un an, ont annoncé vendredi les professionnels du secteur qui ont mis en exergue une reprise en trompe-l'oeil et les difficultés du diesel.

En avril, 167.911 véhicules neufs ont été écoulés au Royaume-Uni, a précisé l'Association des constructeurs et des vendeurs d'automobiles (SMMT).

Elle a toutefois souligné qu'il fallait rester très prudent vis-à-vis de ce rebond, alors que les ventes n'avaient cessé de baisser ces derniers mois sur fond de défiance vis-à-vis du diesel et d'incertitudes autour des conditions du Brexit.

D'une année sur l'autre, les ventes ont augmenté car elles avaient été particulièrement mauvaises en avril 2017, a dit en substance la SMMT. A l'époque, les ventes avaient plongé, car les acheteurs potentiels s'étaient empressés de boucler leur achat avant le 31 mars et l'entrée en vigueur, en avril 2017, d'une nouvelle taxe sur les voitures.

Depuis, les chiffres sont restés décevants et les ventes ont baissé pour l'ensemble de 2017, continuant ensuite de fléchir en ce début d'année, jusqu'à un léger rebond du mois d'avril. Depuis le début de l'année, elles restent en baisse de 8,8% par rapport à la même période de l'an passé.

En avril, elles ont augmenté grâce à de meilleurs ventes des modèles à essence (+38%) et des voitures hybrides et électriques (+49%).

Les véhicules diesel ont en revanche continué de souffrir (-25%). Cette motorisation pâtit des mauvaises retombées en termes d'image du scandale des émissions polluantes de Volkswagen et de la volonté du gouvernement britannique de drastiquement réduire les émissions polluantes à l'avenir. Pour ce faire, Londres vise particulièrement les moteurs diesel et la SMMT s'inquiète du manque de lisibilité pour les acheteurs des conditions entourant le diesel, y voyant la principale raison de la chutes de leurs ventes.

Les conditions difficiles du marché britannique ont déjà poussé le constructeur japonais Nissan à décider de supprimer des centaines d'emplois dans son usine de Sunderland, dans le Nord-Est de l'Angleterre. Jaguar Land Rover, propriété de l'indien Tata Motors, a annoncé, lui aussi en avril, qu'il ne renouvellerait pas un millier de contrats temporaires dans deux usines britanniques du fait des "difficultés" du secteur.

pn/jbo/mcj

© 2018AFP