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Ventes VN Europe: -0,4% en mars, -2,6% en 2019, Renault et PSA résistent

Constructeurs

Le marché automobile européen a baissé de 0,4% sur un an en avril, son huitième mois consécutif de recul, plombé par le Royaume-Uni et l'Allemagne, mais les constructeurs français ont réussi à progresser, selon des statistiques publiées vendredi.

Voir également ci-dessous les chiffres détaillés de l'ACEA (en anglais).

 

PSA (Peugeot, Citroën, DS, Opel, Vauxhall) a enregistré une hausse de 1,5% de ses immatriculations dans l'Union européenne le mois dernier, tandis que celles de Renault (avec Dacia, Alpine, Lada) ont augmenté de 1,8%, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Au total, 1,304 million de voitures particulières ont été mises sur les routes européennes en avril, soit environ 5.000 véhicules de moins que l'an dernier sur la même période.

La demande a été tirée par les pays d'Europe centrale, globalement en hausse de 4,6%. Parmi les cinq plus gros marchés nationaux, l'Espagne (+2,6%), l'Italie (+1,5%) et la France (+0,4%) ont tenu bon. Mais le Royaume-Uni (-4,1%) et l'Allemagne (-1,1%) ont lourdement pesé sur la tendance.

De janvier à avril, le marché européen s'inscrit en baisse de 2,6%, avec 5,3 millions de voitures immatriculées. Sur ces quatre mois, les marchés allemands (-0,2%) et français (-0,4%) sont restés stables, alors que l'Italie (-4,6%), l'Espagne (-4,5%) et le Royaume-Uni (-2,7%) ont nettement baissé.

Avec près d'une voiture livrée sur quatre dans l'UE, l'allemand Volkswagen a continué de dominer le classement des constructeurs. Il a cependant subi un recul de 3,7% en avril et de 3% depuis le début de l'année.

 

Hyundai en forme

Au sein du groupe, la marque Volkswagen a enregistré la plus forte baisse le mois dernier (-7,2%). Son label haut de gamme Audi n'a pas fait beaucoup mieux (-5,4%). Skoda (+1,4%), Seat (+2,9%) et Porsche (+4,5%) ont cependant permis de limiter la casse.

Le deuxième constructeur européen PSA a augmenté sa part de marché de 0,3 point, à 16,5% des immatriculations totales.

Il a profité des très bons résultats de Citroën (+14,7%), porté par le succès de son nouveau SUV (4x4 urbain) C5 Aircross. Mais Peugeot (-0,8%), Opel/Vauxhall (-3,4%) ont reculé et la jeune marque aux ambitions haut de gamme DS a plongé (-26,4%) dans l'attente du nouveau SUV urbain DS3 Crossback qui arrive en concessions.

Renault consolide encore sa troisième place en Europe, avec un gain de part de marché de 0,3 point à 11%.

La marque au losange a certes reculé en avril (-5%), avant le renouvellement cet été de son best-seller, la citadine Clio. Mais le succès de la marque à bas coût Dacia (+15%) se poursuit grâce notamment à une demande toujours importante pour le SUV Duster.

Dans le sillage des groupes français, le concurrent coréen Hyundai (avec Kia) profite d'une gamme renouvelée pour s'installer à la quatrième place avec une progression de 2,6% en avril et une part de marché de 6,8%.

Il laisse derrière lui deux constructeurs généralistes en difficulté: Fiat Chrysler (avec Jeep, Alfa Romeo, Lancia) qui recule de 2,9% en avril et de 8,9% depuis le début de l'année, ainsi que Ford (-4,8% en avril, -8,9% depuis janvier).

Le "premium" allemand a augmenté ses volumes écoulés le mois dernier. A un peu plus de 6% de parts de marché, BMW (avec Mini) et Daimler (Mercedes, Smart) sont au coude à coude, progressant respectivement de 7,7% et de 5,4%.

Du côté des groupes japonais, Toyota (avec Lexus) contrôle en avril 4,9% du marché et progresse de 2,7%, toujours porté par l'intérêt des clients pour les véhicules hybrides essence-électrique dont il a été pionnier.

Mais son rival Nissan, allié de Renault, confirme ses grandes difficultés actuelles en Europe: il a chuté de 16,7% en avril et de 24,8% depuis le début de l'année. Ses ventes sont désormais plus de deux fois inférieures à celles de Toyota.

aro/ef/spi

© 2019AFP