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Vauxhall: Stellantis poursuit des discussions "pas encore concluantes" avec Londres

Constructeurs

Le constructeur automobile Stellantis poursuit des discussions "productives mais pas encore concluantes" avec les autorités britanniques sur le sort de l'usine Vauxhall d'Ellesmere Port dans le nord-ouest de l'Angleterre, avec quelque 1.000 emplois à la clé.

"Nous confirmons que nous discutons de différents scénarios pour Ellesmere Port avec les autorités britanniques au niveau national et local", a indiqué à l'AFP un porte-parole de Stellantis dans une déclaration.

"Pour l'instant ces discussions sont productives mais pas concluantes. Nous espérons un engagement du gouvernement britannique dans un proche avenir et agirons en conséquence", poursuit-il, soulignant qu'en attendant aucune décision d'investissement ne serait prise.

Le ministère des Entreprises (BEIS) n'a pas souhaité faire de commentaire jeudi.

L'une des options serait de fabriquer une voiture électrique sur le site, et Stellantis souhaiterait un investissement du gouvernement britannique qui veut bannir la vente de véhicules à essence au Royaume-Uni à partir de 2030.

Une fermeture de l'usine est également possible si un accord satisfaisant n'est pas trouvé.

Le syndicat Unite s'est dit prêt à "combattre toute tentative de fermer l'usine", ajoutant que "l'avenir à long terme de l'usine de Vauxhall est essentiel pour la réussite de l'économie du nord-ouest" de l'Angleterre.

"Jusqu'à 7.000 travailleurs dans la chaine d'approvisionnement comptent sur le site pour gagner leur vie", insiste Unite dans un communiqué, estimant qu'il serait "impardonnable que le gouvernement manque d'apporter toute l'assistance possible pour assurer l'avenir" de l'usine.

Celle-ci, rachetée en 2017 à General Motors, est sur la sellette depuis plusieurs années, notamment à cause des incertitudes du Brexit.

Vauxhall, dont les premiers modèles datent de 1903, fait partie des cinq marques de PSA (Opel, Peugeot, Citroën et DS), lui-même allié à Fiat-Chysler au sein de Stellantis.

L'industrie automobile européenne a fortement souffert de la crise du Covid-19 qui a paralysé les déplacements et fait dégringoler les revenus des ménages.

Les professionnels du secteur s'attendent à ce qu'après son effondrement historique en 2020, avec une chute de près de 30%, la production automobile au Royaume-Uni rebondisse en 2021.

ved/bp/esp

© 2021AFP