"En dépit des communiqués publics promettant une coopération et exprimant le souhait de mettre un terme aux différentes investigations qui le visent (...), Volkswagen résiste, en réalité, à la coopération en invoquant le droit allemand", a affirmé le ministre de la Justice du Connecticut George Jepsen dans un courriel envoyé à l'AFP.
Son homologue new-yorkais, Eric Schneiderman, a lui, estimé, que la coopération de Volkswagen avec les Etats américains était "incomplète".
"C'est le genre de choses qu'on attend davantage d'une entreprise dans le déni que d'une entreprise qui cherche à laisser derrière elle une culture de la tromperie", a-t-il ajouté dans un communiqué distinct.
Selon plusieurs médias américains, Volkswagen refuserait notamment de transmettre aux autorités judiciaires des emails et autres communications en arguant des lois allemandes sur la protection de la vie privée.
Le constructeur allemand est sous le coup de plusieurs enquêtes aux Etats-Unis pour avoir équipé près de 600.000 de ses voitures dans le pays d'un logiciel faussant le résultat de tests anti-pollution.
48 des 50 Etats américains mènent leurs propres investigations, selon une source proche du dossier.
Le ministère fédéral de la Justice a, de son côté, engagé des poursuites civiles contre Volkswagen et pourrait lui réclamer une pénalité minimale de quelque 20 milliards de dollars.
Contactée par l'AFP, la branche américaine de Volkswagen n'avait pas réagi dans l'immédiat.
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