Tricherie VW: l'Espagne interpelle Bruxelles

L'Espagne, patrie de la marque automobile Seat, filiale de Volkswagen, a appelé mercredi le constructeur automobile allemand à faire toute la lumière sur le scandale de moteurs truqués et a demandé à la Comission européenne d'agir rapidement.

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Dans un courrier envoyé à un membre du directoire de VW, l'Espagnol Francisco Garcia, le ministre de l'Industrie José Manuel Soria "a demandé au groupe industriel qu'il fournisse le plus vite possible toute l'information nécessaire pour déterminer la portée du problème en général, et en particulier" en Espagne, selon un communiqué.

Il a aussi appelé la Commissaire européenne au Marché intérieur et à l'Industrie, Elzbieta Bienkowska, à se saisir au plus vite du sujet, estimant que ce type de situation peut "porter atteinte à la reprise de toute la zone euro".

Volkswagen possède des usines en Catalogne (Nord-Est) et en Navarre (Nord) où il fabrique les véhicules de sa marque Seat, rachetée dans les années 1980, mais aussi des modèles pour d'autres de ses marques, Audi et sa marque eponyme, selon son site internet.

Le géant allemand, en pleine tourmente depuis la révélation d'un trucage à grande échelle de moteurs diesel, doit fournir des "détails clairs, précis et concrets du problème", exige le ministère.

Le ministre José Manuel Soria veut en particulier savoir combien des 11 millions de véhicules concernés ont pu être vendus sur le marché espagnol, selon le communiqué.

Il appelle à l'organisation "des réunions nécessaires pour que tous les Etats membres, avec la Commission, puissent analyser l'information disponible et évaluer les actions possibles".

Le scandale a obligé le patron de VW, Martin Winterkorn, à présenter mercredi sa démission.

Le géant allemand de l'automobile a admis avoir mis en place un logiciel sur les moteurs diesel d'environ 11 millions de ses voitures visant à fausser les résultats de tests antipollution.

Il fait l'objet d'investigations en Allemagne, aux Etats-Unis, où le scandale a éclaté vendredi, ainsi qu'en Corée du Sud, en Italie et en France. Londres a de son côté demandé une enquête de la Commission européenne.

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© 2015AFP