Il va procéder via un échange d'actions qui devrait prendre effet début août, quelques jours après le retrait de l'action Daihatsu de la Bourse de Tokyo.
Les termes de l'offre sont les suivants: le numéro un mondial propose de remettre 1 action Toyota pour environ 4 actions Daihatsu apportées.
Toyota contrôle déjà 51,19% de Daihatsu avec qui il avait noué un partenariat en 1967 et dont il avait acquis la majorité en 1998.
Daihatsu revendique une part de 32% sur le marché nippon des véhicules de petit gabarit (cylindrée de moins de 660 cm3). Il occupe aussi une place de choix en Malaisie et en Indonésie.
Cet accord vise à "adopter une statégie unifiée sur le segment des mini-voitures", expliquent les deux groupes dans un communiqué commun. Ils veulent aussi axer leur collaboration sur les technologies (environnement, sécurité...) et les marchés émergents.
Pour le groupe Toyota, qui a conservé le titre de premier constructeur mondial en 2015 avec plus de 10 millions de véhicules toutes marques confondues (Toyota, voitures de luxe Lexus, mini-véhicules Daihatsu, poids lourds Hino), c'est un moyen de renforcer encore son hégémonie, principalement en Asie du sud-est.
Daihatsu pourrait de son côté bénéficier de la force de frappe de Toyota, en plus de ses technologies hybrides ou à pile à combustible ainsi que de ses fonctionnalités de sécurité avancées.
Mercredi, les rumeurs avaient fait bondir le titre Daihatsu de plus de 16%.
Parallèlement, Toyota réfléchirait, selon des informations de presse, à une alliance avec un autre spécialiste des petites voitures, Suzuki, qui domine avec son partenaire local le secteur en Inde, où il revendique environ 40% de parts de marché.
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